A partir de décembre, les tarifs des médecins seront revalorisés, suite à un accord signé par l'Assurance maladie le mardi 4 juin 2024. Quels impacts cette décision aura-t-elle sur les patients ?
- Les tarifs des médecins seront revalorisés à partir de décembre 2024.
- La consultation de base passera à 30 euros, 35 euros pour les enfants de moins de 6 ans.
- Les consultations de certaines spécialités cliniques bénéficieront de revalorisations importantes.
Après un an et demi de discussions tendues, un accord a été signé ce mardi 4 juin 2024 entre les syndicats et Thomas Fatôme, le patron de l’Assurance maladie, pour revaloriser les tarifs des médecins. Cet accord marque une avancée significative pour le secteur médical français.
Une hausse conséquente des tarifs de consultation
À partir de décembre 2024, le tarif de la consultation de base chez un médecin généraliste conventionné augmentera de 26,50 euros à 30 euros. Cette hausse, qui fait suite à une augmentation de 25 à 26,50 euros fin d’année dernière, ne devrait pas impacter le patient. En effet, la Sécurité sociale continuera à rembourser 70% du coût, les mutuelles prenant en charge les 30% restant.
Des implications pour les mutuelles
Toutefois, les mutuelles, qui vont assumer un coût supplémentaire de 300 millions d’euros, pourraient être tentées d’augmenter leurs tarifs l’an prochain. Pour les enfants de moins de 6 ans, le tarif de la consultation augmentera également, passant de 31,50 euros à 35 euros.
Des exceptions notables
En revanche, les téléconsultations des médecins généralistes ne bénéficieront pas de cette revalorisation, leur tarif restera à 25 euros. De plus, les médecins ne pourront plus appliquer en téléconsultation les différentes majorations prévues pour les consultations en présentiel le soir, la nuit, le dimanche et les week-ends. Ils devront se contenter d’une majoration de 5 euros.
Une attention particulière aux spécialités cliniques
« Les consultations de certaines spécialités cliniques en perte d’attractivité, notamment la pédiatrie, la psychiatrie, la rhumatologie, la gynécologie médicale, la gériatrie ou encore l’endocrinologie, bénéficieront de revalorisations ciblées et importantes. » a déclaré l’Assurance maladie.
Des mesures pour améliorer l’accès aux soins
Enfin, la convention comprend également des « engagements collectifs » en faveur de l’accès aux soins. Elle définit « 15 programmes d’actions chiffrés » pour améliorer la « pertinence » des prescriptions et réaliser des économies, qui seront en partie redistribuées aux médecins. Parmi les objectifs fixés, on retrouve le ralentissement de la hausse de la dépense liée aux arrêts de travail, la réduction de la consommation d’antibiotiques et la diminution du nombre d’examens de biologie et de radiologie jugés inutiles.