Décryptage du solstice d’hiver : le jour le plus court de l’année, ce vendredi !
Ce vendredi 22 décembre 2023 marque le solstice d'hiver dans l'hémisphère nord, signifiant que ce sera le jour le plus court de l'année, d'où une nuit plus longue. C'est un événement astronomique important. Êtes-vous prêts pour cette longue nuit?
TL;DR
- Le solstice d’hiver correspond au jour le plus court de l’année.
- Il est déterminé par l’inclinaison de l’axe terrestre vers le soleil.
- Les saisons météorologiques diffèrent des saisons astronomiques.
Peut-être avez-vous remarqué que nos journées se sont raccourcies. Le vendredi 22 décembre 2023 marque le solstice d’hiver, le jour le plus court de l’année dans l’hémisphère nord, et donc la nuit la plus longue. Mais qu’est-ce qui détermine ce phénomène astronomique?
Comprendre le solstice d’hiver
Pour comprendre, il faut d’abord se rappeler que notre planète tourne sur elle-même autour d’un axe de rotation incliné d’un peu plus de 23° par rapport à la verticale. Cette inclinaison, ou obliquité terrestre, est la clé pour comprendre les solstices.
Selon l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, « le solstice d’hiver correspond à l’instant où la longitude apparente géocentrique du Soleil est égale à 270° ». En d’autres termes, au cours de la rotation de la Terre, il y a des moments où l’hémisphère nord est plus proche du Soleil que l’hémisphère sud, et vice versa.
Le jour le plus court et la nuit la plus longue
Le solstice d’hiver est donc le jour où la nuit est la plus longue. Par exemple, à l’équateur géographique, la nuit dure 12 heures ce jour-là, mais sa durée augmente à mesure que l’on monte en latitude. En France, elle sera de 15h30 à Paris.
« L’hiver, cette grande ombre que produit le Soleil sur la Terre se trouve au niveau de notre hémisphère nord. C’est comme si on prenait une torche et qu’on éclairait une sphère par le dessous. Résultat : au-dessus, on est très souvent à l’ombre », explique Olivier Proust, prévisionniste à Météo France.
Saisons météorologiques vs saisons astronomiques
Il est important de noter que malgré le rallongement des journées à partir de ce week-end, les températures ne remonteront pas immédiatement. En effet, les saisons météorologiques ne correspondent pas exactement aux saisons astronomiques. Par exemple, le pic de l’hiver se situe plutôt mi-janvier et la fin de l’hiver fin février.
En météorologie, les saisons débutent plus tôt et correspondent à des périodes de trois mois pleins. Par exemple, l’été correspond à la période de l’année la plus chaude. Cependant, en raison de l’inertie de l’atmosphère, la température moyenne atteint généralement son maximum environ trois semaines après le solstice d’été (20 ou 21 juin).
Il est intéressant de noter que les saisons sont inversées dans l’hémisphère Sud, en raison de l’inclinaison opposée de l’axe terrestre.
