Les challenges de piments ultra-forts gagnent du terrain, surtout chez les jeunes. L’Anses détaille les risques et les gestes à connaître.
En bref
- L’Anses alerte sur les défis pimentés
- La capsaïcine peut provoquer des malaises graves
- Eau déconseillée, secours si gêne respiratoire
Avaler des piments ultra-forts pour un défi en ligne n’a rien d’anodin. L’Anses alerte sur des effets qui peuvent aller de la brûlure intense à des troubles plus graves, notamment chez les plus jeunes.
Le phénomène se diffuse sur les réseaux sociaux, dans la lignée d’autres challenges déjà vus, comme le dry scooping. Cette fois, il s’agit de consommer des aliments extrêmement piquants, parfois présentés comme le piment le plus fort du monde. Et l’agence sanitaire y voit une mode dangereuse.
Ce que la capsaïcine peut provoquer
Le problème porte un nom, la capsaïcine. Cette substance, naturellement présente dans les piments, provoque la sensation de brûlure. Sa concentration varie fortement selon les variétés, ce qui change aussi l’intensité des effets.
À forte dose, les douleurs peuvent parcourir tout le système digestif, de la bouche à l’estomac, en passant par l’œsophage. L’Anses cite aussi des nausées, des vomissements, des diarrhées et des sensations de brûlures anales. Dans les cas les plus sérieux, on peut voir apparaître une hypertension artérielle, des palpitations, voire une perte de connaissance.
Les plus jeunes sont particulièrement exposés
Ce n’est pas un détail. L’agence explique que ces défis touchent surtout les jeunes, alors que les enfants font partie des publics les plus vulnérables.
Même constat pour les personnes souffrant de pathologies digestives ou cardiaques. Pour mesurer le risque, L’Anses rappelle le décès d’un adolescent américain de 14 ans après un défi pimenté. Ce cas ne résume pas toutes les situations, mais il dit clairement qu’on n’est pas face à un simple jeu.
Les gestes à faire, et ceux à éviter
Si la brûlure devient insupportable après l’ingestion d’un produit pimenté, il faut d’abord rincer la bouche avec un aliment gras. Le lait, le yaourt ou la crème glacée peuvent aider. L’huile de table aussi. Autre option, des aliments riches en amidon comme le pain, le riz ou la pomme de terre.
En revanche, mieux vaut éviter l’eau et les boissons gazeuses. La raison est simple, la capsaïcine n’est pas soluble dans l’eau, qui risque surtout d’étaler la sensation.
En cas d’œdème, de difficulté à respirer ou de malaise, il faut appeler immédiatement les secours, le 15 ou le 112. Si la douleur persiste ou s’aggrave sans signe vital d’urgence, consultation médicale ou contact avec un centre antipoison. C’est là que l’alerte de L’Anses devient concrète pour vous.