Six personnes ont porté plainte contre Stellantis à Versailles, l'accusant d'avoir mis leur vie en danger. Que leur reprochent-ils exactement à ce constructeur automobile ?
TL;DR
- Plainte déposée contre Stellantis pour mise en danger de vie.
- Accusations concernant les airbags défectueux de Takata.
- Demande de rappel général et complet de tous les véhicules.
La mise en danger de la vie d’autrui
Dans une tournure d’événements inattendue, six individus ont porté plainte contre le géant de l’automobile Stellantis, l’accusant d’avoir mis leur vie en péril. Leur grief se centre autour des airbags Takata, présentés comme potentiellement mortels.
Le cœur du problème : les airbags Takata
Les airbags incriminés sont ceux du fabricant japonais Takata, notoirement dangereux en raison de leur tendance à exploser en conditions de forte chaleur et d’humidité élevée. De plus, ces équipements, largement installés sur les modèles C3 et DS3 fabriqués entre 2009 et 2019, peuvent projeter des fragments métalliques dans l’habitacle lorsqu’ils détonent, causant de graves blessures.
Les accusations portées
Les avocats des plaignants allèguent que Stellantis était pleinement conscient de la dangerosité de ces airbags depuis 2014, mais a néanmoins continué à commercialiser les véhicules équipés de ceux-ci. Leur argumentation se base sur le fait que le constructeur a continué à vendre des véhicules équipés de ces airbags défectueux, tout en étant pleinement conscients des risques encourus par les utilisateurs. En outre, ils affirment que Stellantis a mené des campagnes publicitaires et marketing vantant la sécurité et la fiabilité de ces véhicules, tout en connaissant leurs défauts critiques.
La demande de réparation
Les plaignants, représentés par Me Christophe Lèguevaques, Vincent Fillola et Pierre Delivret, demandent une réparation intégrale des préjudices subis et un rappel général et complet de tous les véhicules équipés de ces airbags défectueux. Cette action collective comprend désormais plus de 1 000 automobilistes.
La situation est d’autant plus alarmante que plus de 600 000 véhicules Citroën C3 et DS3 sont actuellement en cours de rappel. Certains automobilistes ont même reçu une lettre de Stellantis leur demandant de cesser d’utiliser leur véhicule. Stellantis a assuré que près de 35 000 véhicules ont été mobilisés comme voitures de courtoisie pour servir les clients en France.