En septembre 2023, on a constaté une augmentation du nombre d'adolescents de moins de 18 ans admis aux urgences en France à cause de pensées suicidaires, de troubles de l'humeur et d'anxiété.
- Augmentation des urgences pour troubles mentaux chez les jeunes en France.
- L’Unicef et diverses associations appellent à l’action pour la santé mentale des jeunes.
- Les jeunes se préoccupent moins de leur santé mentale que leurs aînés.
- Santé publique France lance une campagne de sensibilisation via des vidéos.
La santé mentale des jeunes : une crise silencieuse
En 2023, la santé mentale des jeunes en France est devenue une préoccupation majeure. D’après les données de Santé publique France, une « tendance constante depuis septembre 2020 » montre une dégradation alarmante de la santé mentale des jeunes, particulièrement marquée en septembre 2023.
Un appel à l’action
Face à cette crise, l’Unicef France et une quinzaine d’associations ont lancé un appel à l’action. Dans une lettre ouverte à la première ministre, Élisabeth Borne, ils ont demandé l’adoption d’une stratégie nationale interministérielle ambitieuse pour répondre à la montée des troubles de l’humeur, des idées et gestes suicidaires chez les jeunes.
Une préoccupation moindre chez les jeunes
Paradoxalement, les jeunes semblent se préoccuper moins de leur santé mentale que leurs aînés. D’après Santé publique France, seuls 64% des 18-24 ans se soucient de leur bien-être mental. Parmi les obstacles à la consultation d’un professionnel de la santé mentale, on retrouve le coût des consultations, la difficulté à partager ses problèmes et la peur de la réaction de l’entourage.
Des efforts de sensibilisation
En réponse à cette situation, Santé publique France a initié une campagne de sensibilisation ciblée. Celle-ci prévoit la diffusion de cinq vidéos, intitulées « Le Fil Good », sur les réseaux sociaux d’ici fin 2023. Ces vidéos visent à promouvoir des comportements bénéfiques pour la santé mentale, tels que l’activité physique, un sommeil suffisant et la prise de temps pour des loisirs.
En somme, face à l’ampleur de la crise de la santé mentale chez les jeunes, des actions concrètes sont plus que jamais nécessaires pour apporter des solutions adaptées et durables.