Dès le dimanche 15 octobre 2023, le taux de remboursement des soins dentaires augmentera, passant de 60% à 70%. Cependant, cette mesure entraînera inévitablement une augmentation des coûts pour les patients.
- Le remboursement des frais dentaires baissera de 70% à 60% le 15 octobre 2023.
- Cette réduction permettra à l’Assurance maladie d’économiser 500 millions d’euros par an.
- Les complémentaires santé compenseront la baisse, augmentant leurs cotisations.
- Cette mesure est critiquée par l’Union dentaire qui la juge néfaste.
Une Baisse du Remboursement des Soins Dentaires Imminente
À compter du dimanche 15 octobre 2023, le remboursement des soins dentaires par l’Assurance maladie sera revu à la baisse. Alors que les remboursements s’élevaient jusqu’ici à 70%, ils seront désormais plafonnés à 60%. Cette mesure, initialement prévue pour le 1ᵉʳ octobre 2023, a été reportée de deux semaines.
Conséquences de la Mesure
La réduction du remboursement permettra à l’Assurance maladie de réaliser une économie substantielle, estimée à 500 millions d’euros par an. Cependant, cette mesure pèsera lourdement sur les patients, en particulier ceux qui ne bénéficient pas de mutuelle. Ils devront désormais débourser davantage pour leurs soins dentaires. Même ceux qui ont une mutuelle ne seront pas épargnés.
La baisse de remboursement sera compensée par les complémentaires santé, qui devront désormais couvrir 40% des dépenses, contre 30% auparavant. Cette nouvelle charge financière devrait se répercuter sur les cotisations des adhérents, comme l’expliquait Marie-Laure Dreyfuss, déléguée générale du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), dans un précédent article d’directs.fr.
Des Coûts Additionnels pour les Patients
Les patients sans mutuelle seront particulièrement touchés. Prenons l’exemple d’une consultation pour soigner une carie. Le Docteur Brice Kimpe à Templeuve (Hauts-de-France) explique qu’avec cette nouvelle mesure, le patient devra payer 11,72 euros pour un soin d’une carie, contre 8,79 euros auparavant.
Des Réactions Mitigées
Si le ministère de la Santé justifie cette mesure par un double objectif de prévention bucco-dentaire et de répartition des charges entre l’Assurance maladie et les assurances complémentaires, l’Union dentaire la considère comme néfaste. Selon l’organisation, cette mesure pourrait engendrer des problèmes d’accès aux soins et des dépenses supplémentaires à long terme.