Doublure potentielle des cas et décès par cancer chez les hommes d’ici 2050 : pourquoi?

D'ici 2050, on prévoit une hausse alarmante de 84 % des cas de cancer chez les hommes, passant de 10,3 millions en 2022 à 19 millions. Quels pourraient être les facteurs contribuant à cette augmentation impressionnante ?

  • Les cas de cancer chez les hommes pourraient doubler d’ici 2050.
  • Les hommes âgés et ceux des pays pauvres seront les plus touchés.
  • Une action urgente est nécessaire pour inverser cette tendance.

Une prévision alarmante : le doublement des cas de cancer chez les hommes

Une récente étude parue dans la revue Cancer de l’American Cancer Society dévoile des prévisions alarmantes. D’ici 2050, le nombre de cas de cancer chez les hommes pourrait connaître une hausse spectaculaire de 84%, passant de 10,3 millions à 19 millions.

Des facteurs multiples à l’origine de cette hausse

Les hommes sont, selon les données de 2022 du Global Cancer Observatory, davantage touchés par le cancer que les femmes. Plusieurs raisons expliquent ce constat. D’une part, les hommes participent moins aux actions de prévention et utilisent moins les dépistages. D’autre part, ils sont plus exposés à des facteurs de risque tels que le tabagisme et l’alcool, bien que l’écart avec les femmes sur ce dernier point tende à se réduire.

Des conséquences dramatiques en termes de mortalité

Plus préoccupant encore, cette hausse des cas de cancer se traduirait par une augmentation de 93% des décès, pour atteindre 10,5 millions en 2050. Les hommes de plus de 65 ans et ceux vivant dans des pays à faible ou moyen indice de développement humain seraient les plus durement touchés par cette progression.

Un appel à l’action pour inverser la tendance

Devant ces perspectives inquiétantes, le Dr Habtamu Mellie Bizuayehu, auteur principal de l’étude et chercheur à l’Université du Queensland en Australie, appelle à une action urgente. Il plaide pour une collaboration nationale et internationale, ainsi qu’une approche multisectorielle coordonnée. Parmi les solutions proposées, il insiste sur la couverture sanitaire universelle et l’expansion des infrastructures de santé, en particulier dans les pays à faible indice de développement humain, où les besoins en services de cancérologie ne sont pas satisfaits.