Ecophyto : Nouveau plan gouvernemental pour la réduction des pesticides en France
Le lundi 6 mai 2024, en début d'après-midi, le gouvernement dévoilera son plan visant à diminuer l'usage des pesticides sur notre territoire. Quels seront les principaux points de ce nouveau plan environnemental ?
TL;DR
- Le gouvernement présente son plan Ecophyto 2030 pour réduire l’usage des pesticides.
- Un nouvel indicateur, le HRI1, sera utilisé pour mesurer l’usage des pesticides.
- Le plan prévoit un budget de 250 millions d’euros pour la recherche de solutions alternatives.
Un pas vers un futur plus vert : le plan Ecophyto 2030
Le gouvernement français a dévoilé le lundi 6 mai 2024 son ambitieux projet, le plan Ecophyto 2030. Ce plan vise à réduire de 50% l’usage des pesticides sur le territoire d’ici 2030, un objectif poursuivi depuis le premier plan Ecophyto de 2008.
Le HRI1, un nouvel indicateur pour mesurer l’usage des pesticides
La mesure phare de ce plan est l’introduction d’un nouvel indicateur, le HRI1. Cet indicateur européen de risque harmonisé remplacera le précédent outil de mesure, le Nodu. Contrairement à ce dernier, le HRI1 est un indice obtenu en multipliant les volumes de substances actives vendues par des « coefficients » censés refléter la dangerosité des divers pesticides.
Le Premier ministre Gabriel Attal a promis ce changement lors de son annonce du plan, une demande longtemps réclamée par les agriculteurs mais critiquée par les associations de défense de l’environnement. Selon le gouvernement, le HRI1 montre une « diminution de près de 40% de l’usage des pesticides entre 2011 et 2024 ».
Soutien financier pour la transition écologique
Un budget conséquent de 250 millions d’euros est alloué à la mise en œuvre de ce plan. Ces fonds seront principalement utilisés pour la recherche de solutions alternatives aux pesticides, comme les produits de biocontrôle, et pour accompagner les agriculteurs dans leur transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement.
Controverse autour du nouvel indicateur
Cependant, l’annonce du recours au HRI1 n’a pas fait l’unanimité. Les ONG, comme Générations Futures, dénoncent un « changement de thermomètre » qui ne fait pas baisser la fièvre. Elles mettent en évidence la différence entre les résultats obtenus avec le HRI1 et le Nodu, ce dernier montrant une augmentation de 3% de l’usage des pesticides entre 2011 et 2021.
Face à ces critiques, la ministre déléguée à l’Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré dans une interview à La Tribune Dimanche que le HRI1 a « le mérite d’exister » et que des efforts sont en cours pour l’améliorer. Un premier bilan de ces améliorations sera fait d’ici la fin de l’année.
SOURCE AFP
