La Première ministre dévoilera ce jeudi 26 octobre 2023, face aux élus locaux réunis dans le vaste amphithéâtre de la Sorbonne, les actions régaliennes envisagées suite aux émeutes survenues en juin.
- La Première ministre présente des mesures régaliennes suite aux émeutes de juin.
- La rencontre inclut les maires des communes les plus touchées.
- Les mesures visent à rétablir l’autorité parentale et résoudre des problèmes récurrents.
- Emmanuel Macron avait précédemment évoqué un processus de décivilisation à contrer.
En réponse aux émeutes de juin, de nouvelles mesures régaliennes à venir
C’est ce jeudi 26 octobre 2023, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, que la Première ministre Elisabeth Borne dévoilera des mesures « régaliennes » en réaction aux émeutes urbaines survenues en juin. Ce rendez-vous verra la participation des maires des communes les plus affectées par ces bouleversements sociaux.
Un éventail de réponses pour une cohésion nationale renforcée
En juillet, Emmanuel Macron avait reçu ces élus à l’Elysée. Cette fois-ci, c’est à la Première ministre de les réunir pour discuter des mesures ciblées visant à « garantir la sécurité de nos concitoyens, à mieux soutenir les familles et renforcer la cohésion nationale » selon Matignon.
Les détails attendus du Comité ministériel des villes
Dans le cadre du Comité ministériel des villes (CIV), qui se tiendra finalement vendredi à Chanteloup-les-Vignes, les ministres concernés préciseront les contours de ces décisions. Ces mesures cherchent à répondre aux problèmes récurrents des quartiers prioritaires, couvrant des domaines aussi variés que l’emploi, le logement, l’éducation ou encore la lutte contre les discriminations.
La ministre des Solidarités et des Familles, Aurore Bergé, se concentrera sur le « soutien à la parentalité » et le « rétablissement de l’autorité parentale ». Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti discuteront également des mesures liées à « l’ordre républicain » et à la justice des mineurs.
Une réaction à un processus de « décivilisation »
La mort de Nahel, un jeune tué par des policiers lors d’un contrôle routier à Nanterre le 27 juin, avait engendré une semaine d’émeutes particulièrement violentes. Face à ces événements, ayant dépassé en dégâts ceux de 2005, le président Emmanuel Macron avait parlé d’un « processus de décivilisation » à contrer. Il avait alors souligné l’importance de plusieurs « chantiers » tels que la famille, l’école, l’intégration par l’économie et l’emploi ainsi que « la régulation des écrans ».