Emballages alimentaires, vaisselle jetable… Des ONG dénoncent la présence de produits chimiques dangereux

Neuf ONG européennes demandent l'interdiction des PFAS, les Substances per- et polyfluoroalkylées qui ont été retrouvées dans 32 échantillons des 42 analysés.

Neuf ONG européennes dont Générations Futures dénoncent la présence de substances chimiques dangereuses dans des emballages alimentaires ou encore de la vaisselle jetable. Elles ont ciblé les enseignes de restauration rapides McDonald’s, Dunkin Donuts et Domino’s Pizza, des restaurants de vente à emporter, des supermarchés ou des entreprises de vente d’emballages alimentaires en ligne. Les substances concernées sont les PFAS, ou substances perfluoroalkylées, lesquelles sont connues pour diminuer la réponse immunitaire à la vaccination, avoir un impact sur le cholestérol, l’obésité, ou être liées à des cancers ou à l’obésité.

Les PFAS « s’accumulent dans l’organisme »

Il y a quelques mois, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) établissait un seuil de sécurité pour certaines de ces substances, qui « s’accumulent dans l’organisme », et sont « utilisées dans un large éventail de secteurs industriels (notamment textile, produits ménagers, lutte contre le feu, industrie automobile, transformation des aliments, construction, électronique ». Parmi les 42 échantillons retenus, dont 6 en France, les ONG font état de PFAS « détectées dans tous les échantillons sélectionnés pour l’analyse en laboratoire », les concentrations les plus élevées ayant été observées dans « les produits en fibre moulée (par exemple des bols, des assiettes et des boîtes alimentaires), annoncés comme des produits jetables, biodégradables ou compostables ».

Le cas de la vaisselle jetable

Pour sa part, l’UFC-Que choisir a ciblé la vaisselle jetable à base de pulpe végétale ou de feuilles de palmier (dédiés à la vaisselle) et en papier ou en carton (pour les pailles). Il s’avère que « 66 % des échantillons testés contiennent des composés perfluorés (utilisés pour que la vaisselle résiste à l’eau et aux graisses sans se déliter, mais dont certains sont cancérogènes, immunotoxiques, toxiques pour le développement et/ou perturbateurs endocriniens) au-delà des recommandations, parfois largement ». L’association de défense des consommateurs demande à l’Union européenne, d’ici l’année prochaine, de dresser « une liste précise des matériaux et additifs pouvant être utilisés sans danger comme substituts aux plastiques pour la vaisselle jetable ». Elle souhaite en outre un renforcement du « contrôle des allégations environnementales, notamment relatives au compostage ».

Jérôme

Spécialiste Santé

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