Emera, Ehpad privés, accusés de ‘maltraitance’ deux ans après Orpea
Des allégations de violences physiques et verbales, ainsi que des négligences en matière de soins et d'hygiène ont été portées contre les Ehpad Emera. Ces accusations, corroborées par des témoignages et des plaintes, sont cependant fermement démenties par le groupe.
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Éclaboussé par des accusations de maltraitance, le groupe Emera riposte
Le groupe Emera est actuellement sous le feu des critiques. Avec plus de 100 établissements en France et en Europe, il est accusé par la CGT et plusieurs familles de résidents de violences physiques et verbales, ainsi que de manquements aux soins et à l’hygiène. Ces allégations font suite à la révélation de plusieurs témoignages et plaintes accablants.
Des plaintes en Gironde et en région parisienne
Au centre de ces accusations, on retrouve notamment l’établissement « Douceur de France » en Gironde, où une enquête a été ouverte pour « violences habituelles sur personne vulnérable ». Alice Legendre, à l’origine de cette plainte, a raconté à l’AFP avoir découvert sa grand-mère dans un état déplorable : sans dentier à l’heure du repas et un matelas imbibé d’urine. En région parisienne, l’Ehpad de la Tournelle a également fait l’objet de plusieurs signalements pour des « manquements dans les prises en charge ».
Emera conteste fermement les accusations
Face à ces accusations, le groupe Emera a réagi vivement, apportant un « démenti formel« . Il a assuré être « particulièrement ému par cette campagne de désinformation qui touche de plein fouet ses salariés ». Selon lui, seules cinq plaintes ont été recensées au cours des deux dernières années. Il a également affirmé mener systématiquement des « enquêtes internes » à la suite de chaque plainte, et mettre en place des « actions correctives ».
Un nouveau scandale après l’affaire Orpea ?
Ces accusations contre le groupe Emera surviennent près de deux ans après le scandale Orpea, qui avait éclaté suite à la publication du livre-enquête « Les Fossoyeurs ». L’exécutif avait alors annoncé un renforcement des contrôles des Ehpad. Cependant, pour Claudette Brialix, présidente d’une fédération d’associations de personnes âgées en établissement, ces mesures sont « insuffisantes » et « absolument pas à la hauteur des enjeux ».
