Emilie Dequenne vainc une forme rare de cancer : le corticosurrénalome

Emilie Dequenne, présente au 77e Festival de Cannes, a partagé son expérience de lutte contre une forme rare de cancer du rein dont elle est désormais en rémission. Quelle a été sa source de force durant cette épreuve ?

TL;DR

  • Emilie Dequenne, en rémission d’un cancer rare, s’exprime à Cannes.
  • Le corticosurrénalome est une tumeur rare et complexe.
  • La prise en charge nécessite une équipe spécialisée et multidisciplinaire.

Emilie Dequenne brise le silence sur son combat contre le cancer

L’actrice Emilie Dequenne, présente au 77e Festival de Cannes, a partagé son combat contre une forme rare de cancer du rein, le corticosurrénalome, dont elle est désormais en rémission. « Très fatiguée et très surveillée », comme elle l’a confié sur le plateau de l’émission C à vous sur France 5, elle a souhaité sensibiliser le public sur cette maladie peu connue.

Le corticosurrénalome : une tumeur rare

Le corticosurrénalome est une tumeur qui se développe à partir du cortex des glandes surrénales, deux organes du système endocrinien situés au-dessus de chaque rein. Ces glandes sont responsables de la production d’hormones régulant de nombreuses fonctions vitales, dont la croissance, la reproduction, le sommeil, la faim et le métabolisme. Cette tumeur est particulièrement rare, avec une incidence de 1 à 2 cas par million d’habitants.

Symptômes et diagnostic

Bien que la plupart des corticosurrénalomes ne présentent aucun symptôme apparent, certains signes peuvent survenir lorsque la tumeur modifie les taux d’hormones produites par les glandes surrénales. Parmi ces symptômes, on peut citer :

  • Une prise de poids et une accumulation de graisse derrière le cou et sur le tronc
  • Des vergetures sur l’abdomen, les cuisses et les bras
  • Des troubles du sommeil et de la concentration
  • Pour diagnostiquer cette tumeur, divers examens peuvent être réalisés, tels qu’une prise de sang et un recueil d’urine pour évaluer l’excès d’hormones, ainsi que des examens radiologiques visant à évaluer la taille et l’étendue de la tumeur.

    La prise en charge du corticosurrénalome

    « Le corticosurrénalome est une maladie agressive, exposant à des rechutes, un risque d’extension locorégionale et à des métastases à distance », explique l’association Surrénales. La prise en charge de cette tumeur doit se faire dans des centres spécialisés, par une équipe multidisciplinaire composée d’endocrinologues, d’oncologues, de radiologues, de médecins nucléaires, de chirurgiens, et de radiothérapeutes. Selon le portail de maladies rares Orphanet, le pronostic reste sombre avec un taux de survie à 5 ans de 36 %, sauf en cas de tumeur de petite taille dont la résection complète est possible.