Emmanuel Macron s’engage pour la restauration du patrimoine religieux en ruine
Lors des Journées européennes du patrimoine, le chef de l'État envisage d'annoncer des mesures de soutien pour la restauration du patrimoine religieux en danger.
Tl;dr
- Emmanuel Macron annonce des aides pour restaurer le patrimoine religieux en péril.
- Le « plan église » vise principalement les communes de moins de 10 000 habitants.
- Entre 2 000 et 5 000 édifices pourraient être abandonnés, vendus ou détruits d’ici 2030.
- La restauration du patrimoine culturel revient normalement aux communes.
Les édifices religieux en péril : un plan de sauvetage signé Macron
Au cœur des Journées européennes du patrimoine, Emmanuel Macron, le président de la République, a choisi de porter un message fort. L’objectif : sauver les églises en ruine. Pour y parvenir, il annonce un plan de soutien financier destiné à restaurer le patrimoine religieux.
Le « plan église » : un coup de pouce aux petites communes
Le président ne cache pas son engagement pour la préservation du patrimoine depuis son arrivée à l’Elysée en 2017. Le « plan église » dévoilé ce vendredi en Côte-d’Or, est un pas de plus dans cette direction. Il vise principalement les communes de moins de 10 000 habitants, souvent démunies face aux coûts de restauration.
Selon l’Observatoire du patrimoine religieux, le danger est imminent : « entre 2 000 et 5 000 édifices pourraient être abandonnés, vendus ou détruits d’ici 2030 ». Une situation d’autant plus préoccupante que la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 confie la restauration du patrimoine culturel aux communes, propriétaires de ces édifices.
Un patrimoine inestimable à préserver
Si l’on ne dispose pas d’un inventaire précis des édifices religieux en France, l’Observatoire du patrimoine religieux estime leur nombre à 100 000, parmi lesquels 45 000 églises et chapelles. Seuls 10 500 de ces édifices bénéficient du label « monument historique ».
Un plan pour les édifices non-protégés
Les aides de ce « plan église » visent donc en premier lieu les édifices religieux non-protégés situés dans des communes de moins de 10 000 habitants en situation financière difficile. Il s’agit d’édifices construits principalement aux XIXe et XXe siècles, dont l’intérêt patrimonial est justifié par des critères historiques, artistiques, scientifiques et techniques.
Emmanuel Macron estime qu’il reste des progrès à faire pour apprécier la valeur de ces édifices, leur originalité, la qualité de leur environnement et de leur architecture. Un regard nouveau à porter sur notre patrimoine, qui pourrait bien sauver de nombreux édifices de l’oubli.
