Emmanuel Macron s’exprimera dans les prochains jours, pas le 14 juillet
L'Elysée a annoncé ce mercredi 12 juillet 2023 que le président de la République a décidé d'aller à l'encontre de la coutume du discours présidentiel habituel lors de la célébration de la fête nationale.
Le président Macron rompt avec la tradition du discours du 14 juillet
Le mercredi 12 juillet 2023, l’Élysée a annoncé une décision sans précédent : le chef de l’État, Emmanuel Macron, ne respectera pas la coutume du traditionnel discours présidentiel lors de la fête nationale. Cette annonce rompt avec une longue tradition où les présidents de la République s’adressent à la nation chaque 14 juillet. Selon l’Élysée, Macron ne prendra pas la parole ce jour-là, comme le confirme le site d’information directs.fr.
Le président s’exprimera « dans les prochains jours »
« Il s’exprimera dans les prochains jours », a déclaré le porte-parole de la présidence, sans donner plus de précisions. Cette annonce survient alors que le 17 avril dernier, le chef de l’État avait donné rendez-vous aux Français le jour de la fête nationale pour faire le bilan des « 100 jours ». Mais les événements récents, notamment les émeutes suite à la mort de Nahel, ont changé la donne.
Macron, un président qui déroge à la tradition
Le discours du 14 juillet est un rituel instauré par Valéry Giscard d’Estaing et poursuivi par ses successeurs. Cependant, durant ses six années de mandat, Emmanuel Macron a seulement respecté cette tradition à deux occasions : en 2020, quelques mois après le début de la pandémie de Covid-19, et en 2022, dans une tentative de relancer son second quinquennat.
Un 14 juillet marqué par l’inquiétude et la tension
La décision de Macron intervient dans un climat tendu, avec des élus qui craignent des échauffourées lors de la fête nationale. En raison des émeutes liées à la mort de Nahel, la région Île-de-France se prépare à un 14 juillet sombre. Plusieurs villes, dont Rosny-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, ont reporté ou annulé les festivités et les feux d’artifice traditionnels.
Cette mesure vise à prévenir de nouveaux incidents et à soulager les forces de l’ordre, déjà très sollicitées depuis le début de la crise. « Les mortiers d’artifice ont quand même été utilisés contre la police. On se voyait mal en tirer à notre tour », a expliqué la mairie à actu Seine-Saint-Denis.
Quant à l’exécutif, il a préféré la prudence en interdisant « la vente, le port, le transport et l’utilisation d’articles pyrotechniques et artifices de divertissement sur l’ensemble du territoire national ».
