En 2025, l’État a enregistré une forte progression de ses recettes fiscales

Image d'illustration. Graphique de l augmentation des recettes fiscalesADN
En 2025, l’État a enregistré une progression significative de ses recettes fiscales. Cette hausse témoigne d’une dynamique favorable des entrées budgétaires, illustrant un contexte économique porteur et des performances accrues dans la collecte des impôts.
Tl;dr
- Les recettes fiscales françaises ont bondi de 7,1 % en 2025.
- Le déficit public baisse, atteignant 5,4 % du PIB.
- La France reste parmi les pays à plus forte pression fiscale.
Un rebond inédit des recettes fiscales en 2025
En 2025, la France a enregistré une progression significative de ses recettes fiscales, illustrant un retournement après deux années de hausse plus modérée ou de léger recul. Selon les chiffres communiqués mardi par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), l’État a collecté pas moins de 610 milliards d’euros sur l’année, soit une hausse de 7,1 %.
Cette dynamique s’est avérée nettement supérieure à la croissance du PIB en valeur, mesurée à seulement 2,0 %.
Répartition et moteurs principaux de la collecte
La ventilation détaillée révèle que plus de la moitié (57 %) des sommes perçues a bénéficié directement à l’État, tandis qu’environ un quart (26 %) a été reversé aux collectivités territoriales. Le reste – près de 17 % – est allé aux organismes de la Sécurité sociale. À périmètre constant, c’est-à-dire en excluant certains produits comme le tabac et l’alcool, les recettes progressent encore de 6,8 %.
Parmi les contributeurs majeurs à cette embellie fiscale :
- L’impôt sur le revenu et les taxes intérieures sur la consommation d’énergie (TICPE), dopées notamment par la fin du bouclier tarifaire.
- Les droits de mutation à titre onéreux et d’enregistrement, qui affichent également une nette hausse.
- D’autres prélèvements exceptionnels – tels que la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, la CDHR et la taxe sur les rachats d’actions – qui ont rapporté quelque 8,4 milliards d’euros supplémentaires.
Déficit réduit mais pression fiscale toujours élevée
Ce contexte de rentrée fiscale particulièrement dynamique a eu pour effet direct une amélioration relative des comptes publics. La France affiche désormais un déficit équivalant à 5,4 % du produit intérieur brut pour l’année écoulée – un léger recul par rapport au niveau observé en 2024 (5,8 %).
Néanmoins, selon les dernières projections du Fonds monétaire international, l’Hexagone se situe toujours dans le peloton de tête mondial en matière de pression fiscale : le total des recettes publiques représente désormais 51,9 % du PIB français. Seules la Finlande, avec ses 53,7 %, et à égalité l’Autriche, font aussi bien ou mieux parmi les grandes économies.
Bilan contrasté après deux années atones
Cette tendance tranche nettement avec les deux exercices précédents. En effet, alors que la croissance économique s’était révélée plus vigoureuse en valeur – jusqu’à +6,5 % en 2023 –, les recettes fiscales avaient stagné voire fléchi (–0,3 %).
L’année suivante n’avait guère été meilleure avec un modeste rebond (+1,9 %) malgré une activité soutenue (+3,2 %). Difficile donc pour certains observateurs d’expliquer ce rattrapage soudain ; il n’en marque pas moins un tournant dans le pilotage budgétaire français.
