Face à l’augmentation tarifaire de l’énergie, la majorité des Français estime que l’État ne fait pas assez pour contrer la hausse des prix.
Alors que les Présidentielles approchent à grands pas, les Français voient leur pouvoir d’achat dégringoler. L’inflation est en effet venue faire monter la facture des Français, que ce soit pour les produits de la vie courante, mais aussi l’énergie. Cela fait en effet plusieurs mois que les tarifs du gaz et de l’électricité, ainsi que les prix du carburant à la pompe grimpent en flèche. Un récent baromètre publié ce vendredi, mené par Harris Interactive et commandé par le gestionnaire du réseau de transport gazier Téréga, vient ainsi souligner que la majorité des Français estime que l’État n’a pas fait assez pour répondre cette hausse des prix de l’énergie.
Des Français fâchés avec le secteur de l’énergie
Dans ce baromètre, nous apprenons tout d’abord que la crise a fortement « fragilisé » la vision des citoyens français au sujet de l’énergie en France. Dans les détails, neuf Français sur dix considèrent aujourd’hui cette dernière comme « chère pour les particuliers », contre huit sur dix l’année dernière. Dans les détails, 92% des participants déclarent avoir « le sentiment que le coût de l’énergie a augmenté en 2021 ». De ce fait, 3/4 avouent avoir dû « restreindre d’autres dépenses » pour pouvoir régler leurs factures de carburant, d’électricité et de gaz.
L’avenir ne semble pas d’ailleurs très bleu pour les Français concernant leur pouvoir d’achat. Ils sont en effet 90 % à anticiper « une nouvelle augmentation » de leurs dépenses dans le secteur de l’énergie dans les prochains mois. Face à toutes ces hausses de prix, les Français critiquent d’ailleurs les mesures du gouvernement, estiment à plus de 2/3 que l’État « n’agit pas assez pour garantir des tarifs accessibles en ce qui concerne l’énergie pour les particuliers ».
Les Français regrettent d’ailleurs le manque de mesures plus structurelles : 62 % soulignent ainsi que le pays n’en fait pas assez pour « développer la recherche et les nouvelles énergies » ; 63 % qu’il n’investit « pas assez dans les énergies renouvelables » ; et 60% qu’il « n’encourage pas assez la rénovation des bâtiments »