Éoliennes : Barbara Pompili répond sèchement à Stéphane Bern

Dans une tribune publiée par Le Figaro, Stéphane Bern évoquait un "mensonge", une "ruine de la biodiversité" en évoquant l'implantation d'éoliennes.

Dimanche, Stéphane Bern tirait à boulets rouges sur la politique d’implantation d’éoliennes en France, dans les colonnes du Figaro. Alors qu’il évoquait pêle-mêle un « mensonge », une « ruine de la biodiversité », un « chantage aux ruraux » voire une « négation de l’écologie », il s’en prenait nommément à la ministre de la Transition écologique, l’accusant de « contrevenir à la loi écocide qu’elle fait voter en se rendant coupable de destruction d’un patrimoine naturel, d’atteintes à la biodiversité, d’artificialisation des sols et de soutien aux énergies fossiles ».

Une « hystérisation du débat », selon Pompili

Et c’est sur BFMTV que la ministre a répondu à l’animateur : « On est dans une hystérisation du débat sur les éoliennes, sur les énergies renouvelables, qui ne sert ni notre avenir ni la cause des défenseurs du patrimoine – dont je fais partie. Il ne faut pas opposer défenseurs du patrimoine et de l’environnement, ni Paris et les régions ». Pour autant, elle a reconnu certaines réticences : « Je connais très bien le sujet, en tant qu’élue de la Somme, j’ai vu que dans certains endroits ça avait pu mal se passer comme bien se passer à d’autres ». Elle affirme ainsi vouloir ,« mettre un peu d’ordre là-dedans ».

« (…) C’est comme dire que la terre est plate »

Et la ministre de repartir à la charge : « Quand je lis que les éoliennes ne seraient pas renouvelables c’est comme dire que la terre est plate (…) elles sont à 90% recyclables, à 95% dans les années qui viennent ». En ce qui concerne un éventuel grand écart entre implantation dans les campagnes et agglomérations, elle admet : « Il peut y avoir des inquiétudes légitimes sur certaines implantations, il y a parfois un sentiment légitime d’encerclement, j’essaie de trouver des solutions ». Selon elle, il convient d’établir « une cartographie où on sait où on peut les mettre, mettre tout le monde autour de la table, cesser de donner le sentiment que les décisions sont prises à Paris ». Une mission qu’elle a confié aux préfets, par le biais d’une circulaire.

Jérôme

Spécialiste Politique

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