Épargne retraite : une récente réglementation défavorise désormais les épargnants de plus de 70 ans

Gros plan d une personne âgée inquiète examinant des documents d épargne retraite
Image d'illustration. Gros plan d une personne âgée inquiète examinant des documents d épargne retraite — ADN

Une modification récente du dispositif du plan épargne retraite impacte défavorablement les épargnants de plus de 70 ans. Cette évolution réglementaire risque de réduire l’avantage fiscal dont bénéficiait jusqu’alors cette tranche d’âge lors de leurs versements.

Tl;dr

  • Versements sur PER non déductibles après 70 ans.
  • Déduction fiscale reste optionnelle chaque année.
  • PER possible au-delà de la retraite sans limite d’âge.

Changements majeurs pour le plan épargne retraite après 70 ans

Le plan épargne retraite, mieux connu sous son acronyme PER, occupe une place privilégiée dans le cœur des Français. Selon les derniers chiffres transmis par Bercy, près de 12,7 millions de particuliers auraient déjà souscrit à ce dispositif d’épargne dédié à la préparation de la retraite.

Accessible dès l’âge de 18 ans, le PER séduit par sa souplesse : il permet aussi bien une sortie en capital qu’en rente à compter du départ à la retraite. Mais une question persiste : que se passe-t-il si l’on souhaite continuer à alimenter son PER bien après avoir quitté la vie active ?

Nouvelles règles fiscales depuis janvier 2026

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le paysage fiscal du PER a connu une évolution significative. Désormais, si un épargnant décide d’effectuer des versements sur son PER après ses 70 ans, ces sommes ne sont plus éligibles à la déduction fiscale qui faisait tout l’attrait du dispositif jusque-là.

Comme l’explique le site officiel service-public.fr, les versements réalisés avant cet âge étaient intégralement déduits du revenu imposable — dans la limite d’un plafond individuel recalculé chaque année pour chaque membre du foyer fiscal.

Modalités et flexibilité de la déduction fiscale

Il reste néanmoins une certaine latitude aux titulaires du PER : la fameuse déduction n’est pas systématique. En effet, il revient à chaque épargnant de préciser à son gestionnaire s’il souhaite bénéficier ou non de cette réduction d’impôt pour chacun des versements volontaires effectués. À noter, et c’est crucial, que choisir de renoncer à cette déduction au cours d’une année donnée peut ouvrir droit, lors de la sortie du contrat, à une fiscalité plus douce sur les sommes retirées.

Les principales options offertes aux détenteurs de PER peuvent se résumer ainsi :

  • Poursuivre l’alimentation du PER même après la retraite.
  • Bénéficier ou non d’une déduction fiscale annuelle selon sa décision.
  • Opter pour un déblocage total ou partiel au moment jugé opportun.

Un placement toujours flexible après la retraite

Ce qu’il faut retenir enfin, c’est que le PER ne prévoit pas de véritable limite d’âge pour continuer à être alimenté tant qu’il n’a pas été totalement liquidé. Même sans avantage fiscal passé les 70 ans, ce produit conserve son intérêt patrimonial et permet d’assurer ses arrières.

Une souplesse qui explique sans doute pourquoi il reste aussi populaire parmi les solutions d’épargne disponibles en France aujourd’hui.

Benjamin

Spécialiste Économie

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Epargne retraite

Lisez Directs.fr en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources