Espagne, Irlande, Norvège : Triple reconnaissance de l’Etat de Palestine
Ces trois nations européennes, dont deux sont membres de l'Union Européenne, sont convaincues que leur action possède une signification symbolique puissante susceptible d'inciter d'autres pays à les suivre. Qui seront les prochains à se joindre à eux ?
TL;DR
- Mardi, trois pays européens reconnaissent officiellement l’État de Palestine.
- Israël réagit furieusement à cette décision, accusant ces pays de soutenir le Hamas.
- Le ministre israélien des Affaires étrangères prend des mesures punitives à l’encontre de l’Espagne.
Reconnaissance de l’État de Palestine : une décision aux répercussions internationales
Un geste symbolique fort, avec des implications politiques majeures. Mardi, Madrid, Dublin et Oslo vont reconnaître officiellement l’État de Palestine. Une décision qui suscite l’indignation d’Israël, qui dénonce un « prix » décerné au Hamas en pleine guerre à Gaza.
Une reconnaissance qui divise l’Europe
Outre l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, la Slovénie envisage également de reconnaître prochainement l’État de Palestine. Cependant, cette question fait l’objet de « profondes divergences » au sein de l’UE. Certains États membres, dont la France, jugent que le moment n’est pas opportun.
Malgré ces divergences, la reconnaissance de l’État de Palestine par l’Espagne, l’Irlande et la Norvège porte à 145 le nombre de pays qui reconnaissent cet État sur les 193 États membres de l’ONU. Les absents de cette liste incluent principalement les pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, l’Australie, le Japon et la Corée du Sud.
Des mesures punitives d’Israël
La décision de Madrid, Dublin et Oslo a suscité une vive réaction d’Israël. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a pris des « mesures punitives » contre le consulat d’Espagne à Jérusalem, obligé de suspendre ses services aux Palestiniens à partir du 1er juin. Il accuse l’Espagne de décerner un « prix au Hamas », dont l’attaque du 7 octobre a déclenché la guerre à Gaza.
Une décision défendue par les pays concernés
Face à ces accusations, les pays concernés restent fermes. Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Micheal Martin, a insisté sur le fait que leur décision n’était en aucun cas un « prix décerné au terrorisme ». Il souligne au contraire la volonté de Dublin, Madrid et Oslo de « voir un avenir de relations normalisées entre les deux peuples ».
