« État de guerre » en Équateur : décryptage du chaos narcotique et violent
Un baron de la drogue s'est échappé de prison, provoquant ainsi des émeutes et une augmentation de la violence dans tout le pays, déjà en état d'urgence. Quelles seront les conséquences de cette évasion sur la sécurité du pays ?
TL;DR
- Évasion d’un chef de gang de narcotrafic déclenche violence en Équateur.
- Président déclare « état de guerre » contre les bandes criminelles.
- La situation alarme la communauté internationale.
Une vague de violence sans précédent secoue l’Équateur
Depuis le 10 janvier 2024, l’Équateur est plongé dans un état de guerre contre le narcotrafic selon les termes du président Daniel Noboa. Cette décision fait suite à une flambée de violence inédite provoquée par l’évasion d’un chef de gang notoire, Adolfo Macias, alias « Fito ».
La face sombre de l’Équateur
Autrefois considéré comme un havre de paix, l’Équateur est devenu ces dernières années le principal point d’exportation de cocaïne produite au Pérou et en Colombie. Les chiffres sont alarmants :
Une situation chaotique
Le déclenchement de cette crise remonte au dimanche 7 janvier 2024 avec l’évasion de « Fito ». Suite à cet événement, des mutineries éclatent dans plusieurs prisons du pays, provoquant une réaction ferme de la part du président. Daniel Noboa, à peine âgé de 36 ans, avait été élu à l’automne sur la promesse de rétablir la sécurité dans le pays.
Le président Noboa a déclaré : « Nous luttons pour la paix nationale, nous luttons aussi contre des groupes terroristes qui comptent aujourd’hui plus de 20 000 membres. »
Face à la gravité de la situation, le plus jeune président de l’histoire de l’Équateur a décrété l’état d’urgence pour 60 jours sur l’ensemble du territoire.
L’inquiétude de la communauté internationale
La situation alarme la communauté internationale. Plusieurs pays ont condamné ces violences et offert leur soutien. Les États-Unis se sont dit prêts à prendre des mesures concrètes, sans toutefois envisager un soutien militaire.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est quant à lui dit « très alarmé par la détérioration de la situation ». Face à l’ampleur de la crise, la France et la Russie ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre dans le pays.
