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Étude révèle : les navires de pêche les plus nuisibles à l’environnement sont les plus subventionnés

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Par Benjamin,  publié le 25 janvier 2024 à 7h12, modifié le 25 janvier 2024 à 7h12.

En général, les chalutiers industriels ne peuvent plus être rentables sans l'aide des subventions, souligne un chercheur. Pensez-vous que cette dépendance aux aides gouvernementales soit durable?

TL;DR

  • Les flottilles de pêche les plus dommageables pour l’environnement sont aussi les plus subventionnées.
  • Les chercheurs préconisent de soutenir davantage la petite pêche côtière, plus créatrice d’emplois.
  • Les chalutiers industriels ne sont rentables que grâce aux subventions.

Des subventions qui nuisent à l’environnement

Dans une étude récente, des chercheurs posent un constat alarmant : les flottilles de pêche les plus dommageables pour l’environnement sont aussi celles qui bénéficient le plus de subventions. Ce paradoxe interroge sur la pertinence de ces aides financières. En effet, selon Didier Gascuel, professeur en écologie marine à l’Institut Agro de Rennes et coauteur de l’étude, « On subventionne massivement les flottilles qui ont l’empreinte environnementale la plus forte, et tout ça avec un bilan économique et social pas très bon ».

Un impact contrasté des différentes techniques de pêche

L’étude a mis en lumière une situation contrastée. D’un côté, certaines flottilles utilisant des « arts dormants » (filets, lignes, casiers) affichent un bon bilan environnemental et un excellent bilan en termes de création d’emplois et de valeur ajoutée. En revanche, elles sont critiquées pour la capture d’espèces sensibles, comme les oiseaux marins ou les cétacés.

Les chalutiers industriels, principaux responsables de l’abrasion des fonds marins

À l’opposé, la pêche au chalut de fond, largement subventionnée, a une « très forte empreinte environnementale ». Elle contribue notamment de manière significative à la surexploitation des ressources et surtout à l’abrasion des fonds marins. En effet, ces flottilles raclent chaque année 612 000 km2 de fonds marins, une superficie équivalente à la France métropolitaine.

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Un modèle économique dépendant des subventions

D’une manière générale, « les chalutiers industriels ne sont aujourd’hui rentables que grâce aux subventions, qui sont supérieures à leur excédent brut d’exploitation », souligne M. Gascuel. Claire Nouvian, présidente de l’association de défense des océans Bloom, va plus loin en affirmant que « les subventions créent des conditions d’opération totalement artificielles qui génèrent une incitation à surexploiter » les océans.

L’étude recommande donc de réorienter les subventions vers les petites pêcheries côtières, plus respectueuses de l’environnement et plus créatrices d’emplois.

Le Récap
  • TL;DR
  • Des subventions qui nuisent à l’environnement
  • Un impact contrasté des différentes techniques de pêche
  • Les chalutiers industriels, principaux responsables de l’abrasion des fonds marins
  • Un modèle économique dépendant des subventions
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