Ex-ministre et député, Damien Abad, sous enquête pour tentative de viol
L'ex-ministre des Solidarités, Damien Abad, fait l'objet d'accusations de violences sexuelles de la part de trois femmes et a été mis en examen le jeudi 16 mai 2024. Quelles seront les conséquences de ces accusations pour sa carrière politique ?
TL;DR
Un scandale qui éclate au grand jour
Une vague de choc traverse le paysage politique français. Damien Abad, ex-ministre des Solidarités, est accusé par trois femmes de violences sexuelles. Il a été mis en examen ce jeudi 16 mai 2024 pour une tentative de viol remontant à 2010.
Une affaire complexe qui fait grand bruit
L’information judiciaire a été ouverte contre lui depuis le 21 juin 2023 suite à des soupçons de viol et tentative de viol. Avant sa mise en examen, il avait été placé en garde à vue à Paris le 8 juin 2023, une situation qui avait alors fait grand bruit.
La nouvelle de ces accusations avait été révélée par le média d’investigation Médiapart en mai 2022, alors que Damien Abad venait tout juste d’être nommé ministre. Il avait fini par quitter ses fonctions deux mois plus tard, suite à l’éclatement de ce scandale.
Des témoignages accablants
Deux femmes ont porté plainte pour viol et tentative de viol, et ont témoigné devant l’observatoire des violences sexuelles en politique. Leur signalement n’avait pas empêché sa nomination, en raison de la présomption d’innocence. Une autre plainte a ensuite été déposée en juillet 2023, suivie d’une troisième en juillet 2024.
L’une des victimes présumées, sous le pseudonyme de Laëtitia*, a partagé son témoignage troublant à Médiapart. Selon elle, Damien Abad aurait tenté de la contraindre à une fellation lors d’une soirée. Elle raconte : « J’avais peur, j’étais sidérée. Je me suis débattue, je l’ai frappé dans le ventre ».
Une défense basée sur son handicap
Damien Abad, qui souffre d’une maladie rare appelée arthrogrypose, a nié en bloc toutes ces accusations. Il a fait valoir qu’une expertise médicale aurait « démontré clairement que son handicap le place dans l’impossibilité physique de commettre les faits injustement reprochés ». Il reste confiant quant à l’issue de l’enquête, assurant que son innocence serait confirmée.
