Emmanuel Macron et Gabriel Attal ont dévoilé un projet de loi traitant de la fin de vie, qui sera présenté à l'Assemblée nationale le 27 mai 2024. Quels changements cette loi pourrait-elle apporter ?
TL;DR
- Emmanuel Macron et Gabriel Attal présentent un projet de loi sur la fin de vie.
- Le projet propose l’aide active à mourir sous conditions strictes.
- La loi alloue un milliard d’euros supplémentaires pour les soins palliatifs.
Macron et Attal annoncent un projet de loi sur la fin de vie
Le Président Emmanuel Macron et le Premier ministre Gabriel Attal ont révélé dans un entretien à La Croix et à Libération, un projet de loi sur la fin de vie. Ce sujet, au cœur des débats depuis plusieurs mois, sera amené devant l’Assemblée nationale le 27 mai 2024.
Une aide à mourir sous conditions strictes
Le projet de loi propose l’aide à mourir, mais sous des conditions strictes. Selon l’Élysée, pour en bénéficier, il faut être majeur, posséder un discernement plein et entier et souffrir d’une maladie incurable avec un pronostic vital engagé à court ou moyen terme et des souffrances réfractaires. L’Élysée ajoute : « C’est à la pratique médicale de déterminer la durée qui sera utile pour le patient et pour les équipes. »
Un processus bien encadré
Le processus d’aide à mourir sera bien encadré. Après un délai minimal de deux jours pour vérifier la solidité de la demande, les médecins auront 15 jours pour y répondre. En cas de réponse favorable, la prescription du produit létal sera valide trois mois. Le patient pourra prendre lui-même le traitement par ingestion, sauf en cas d’incapacité physique où une personne désignée pourra l’aider.
Une clause de conscience pour les médecins et des fonds pour les soins palliatifs
Le projet de loi prévoit aussi une clause de conscience pour les médecins ne souhaitant pas participer à l’aide active à mourir. Ils devront alors rediriger leurs patients vers d’autres praticiens d’accord pour le faire. En outre, un milliard d’euros supplémentaires seront alloués pour les soins palliatifs, permettant notamment la création d’unités de soins palliatifs dans les 21 départements en manque.