Explosion des cas de fièvre catarrhale ovine : multiplication par quatre en une semaine, alerte le Ministère

La fièvre, principalement observée chez les moutons et les brebis, se manifeste par des problèmes respiratoires, une langue pendante et une température corporelle élevée. Quelles pourraient être les causes possibles de cette condition ?

TL;DR

  • Explosion de cas de fièvre catarrhale ovine en France.
  • Vaccination a commencé, mais jugée tardive par Fédération nationale ovine.
  • Nouveau sérotype du virus se propage rapidement en Europe.

Une augmentation alarmante de la fièvre catarrhale ovine en France

Ces derniers jours, la France a été témoin d’une augmentation rapide du nombre de cas de fièvre catarrhale ovine (FCO), une maladie qui affecte principalement les moutons et les brebis. En seulement huit jours, le nombre de foyers de cette maladie a quadruplé, avec 190 cas confirmés au 22 août 2024, principalement dans les départements du nord du pays.

La vaccination a commencé, mais est-elle suffisante ?

Dans le but de contenir cette épidémie, la vaccination a débuté dans dix départements du nord de la France. Cependant, la Fédération nationale ovine (FNO) estime que cette mesure a été prise trop tardivement. « On est bien dans une phase d’explosion. On aurait pu vacciner un mois plus tôt pour avoir l’immunité acquise au pic de l’épidémie », a déclaré Emmanuel Fontaine, responsable des affaires sanitaires à la FNO.

Le nouveau sérotype 3 : une menace grandissante

Le sérotype 3 du virus, qui a été détecté pour la première fois en Europe en septembre 2023, se propage rapidement à travers le continent. Il a été confirmé début août en France, au Luxembourg et au Danemark. Face à cette propagation accélérée, le gouvernement français assure être « à l’écoute de la détresse des éleveurs » et « n’exclut rien », sans pour autant s’engager à passer de nouvelles commandes de vaccins.

Impact de la FCO sur le cheptel français

La FCO, qui se manifeste par de la fièvre, des troubles respiratoires, une langue pendante, est présente en France depuis des années. Cependant, l’apparition du nouveau sérotype a exacerbé la situation, menaçant l’avenir du cheptel français, qui compte un peu moins de 6 millions de brebis. « Entre la FCO 8 qui remonte et la FCO 3 qui descend, les éleveurs du centre, où se concentrent les gros troupeaux, sont pris en étau », avertit Emmanuel Fontaine, soulignant l’urgence d’une intervention de l’État.