Face à l’Irak, les Bleus peuvent déjà se qualifier pour la phase suivante

Vue large du stade avant France Irak
Image d'illustration. L'Irak revient au Mondial après 40 ans. — ADN

Deuxième adversaire de la France ce 22 juin, l’Irak revient en Coupe du monde après 40 ans d’absence. Une équipe abordable, mais pas anodine.

En bref

  • La France peut se qualifier dès lundi soir
  • L’Irak dispute seulement son deuxième Mondial
  • Aymen Hussein reste le principal danger

La France peut valider sa qualification dès ce lundi 22 juin, à 23 h, face à l’Irak, au Lincoln Financial Field de Philadelphie. Après leur succès contre le Sénégal, les Bleus abordent ce deuxième match en position favorable. En face, l’Irak sort d’une lourde défaite 4-1 contre la Norvège, le dernier adversaire français du groupe.

Une qualification possible dès ce soir pour la France

Sur le papier, l’adversaire paraît nettement plus accessible que d’autres affiches de ce Mondial 2026. Mais il y a un point à garder en tête, l’Irak joue beaucoup plus qu’un simple match de groupe. Pour cette sélection, revenir en Coupe du monde après quatre décennies change la lecture du rendez-vous.

Le match est diffusé en clair. Et pour les Bleus, l’enjeu est simple, prendre des points tout de suite pour éviter d’attendre la dernière journée face à la Norvège.

Quarante ans d’attente et un retour arraché au bout des barrages

Les Lions de Mésopotamie ne sont pas des habitués. Leur seule participation remontait à 1986, déjà au Mexique, avec une élimination au premier tour. Cette fois, ils arrivent au tournoi à la 57e place FIFA.

Le plus marquant reste leur parcours de qualification. L’Irak n’a pas décroché son billet directement dans la zone Asie et a dû passer par un long détour. L’équipe a d’abord battu les Émirats arabes unis en barrage continental, puis la Bolivie 2-1 à Monterrey, lors du barrage intercontinental. Ce périple s’est en plus joué dans un contexte logistique compliqué, la guerre en Iran ayant perturbé l’organisation de ses derniers matches.

Une sélection modeste, mais avec quelques vraies menaces

Le palmarès est léger, oui, même si l’Irak a remporté la Coupe d’Asie en 2007. Surtout, l’effectif s’appuie de plus en plus sur une diaspora formée hors du pays, notamment en Suède, au Danemark ou en Norvège.

Parmi les joueurs à suivre, il y a le milieu Amir Al-Ammari, né en Suède et aujourd’hui à Cracovie, ainsi que le latéral Merchas Doski, né en Allemagne. L’attaquant Ali Al-Hamadi, qui a grandi en Angleterre, incarne aussi cette trajectoire.

Mais la tête d’affiche reste Aymen Hussein. L’avant-centre d’Al-Karma SC est le meilleur buteur en activité de sa sélection, avec 32 buts en 89 sélections. C’est lui qui a inscrit le but décisif contre la Bolivie.

Graham Arnold a relancé une équipe qui semblait mal partie

Depuis mai 2025, la sélection est dirigée par Graham Arnold. L’ancien international australien a remplacé l’Espagnol Jesús Casas, alors que la qualification tournait mal.

Le choix a payé. Arnold, qui a dirigé l’Australie de 2018 à 2024 pendant 72 matches, connaît la scène mondiale. Au Qatar en 2022, il avait conduit les Socceroos jusqu’en huitièmes. Pour l’Irak, l’ambition paraît limitée dans un groupe avec la France, la Norvège et le Sénégal. Mais la présence même au tournoi vaut déjà beaucoup. Et les Bleus ont intérêt à ne pas l’oublier.