L'Anses a émis un communiqué ce mercredi 11 octobre 2023, soulignant que les traitements antiparasitaires pour animaux ne doivent pas être utilisés pour éliminer les poux chez les enfants.
Tl;dr
- L’Anses met en garde contre l’utilisation d’antiparasitaires pour animaux sur les enfants.
- Une fillette a été hospitalisée suite à une telle utilisation.
- L’Anses enregistre chaque année des cas similaires.
- Seuls les traitements adaptés à l’âge de l’enfant sont recommandés.
Interdiction de l’utilisation d’antiparasitaires pour animaux chez les enfants
Dans un communiqué récent, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a mis en garde contre l’utilisation des antiparasitaires destinés aux animaux pour traiter les poux chez les enfants. L’Anses insiste sur l’importance de recourir à des traitements spécifiques pour chaque espèce et souligne que les produits vétérinaires ne doivent en aucun cas être utilisés sur les enfants.
Un cas alarmant
Illustrant la gravité de cette situation, l’Anses évoque le cas récent d’une fillette qui a dû être hospitalisée suite à l’utilisation d’un insecticide pour bovins pour traiter ses poux. Son état de santé s’est rapidement détérioré, nécessitant une hospitalisation d’urgence. Le produit qui avait été utilisé sur elle était un antiparasitaire pour animaux, un usage totalement inapproprié et dangereux.
Des cas récurrents
Ce n’est malheureusement pas un cas isolé. Chaque année, l’Anses enregistre plusieurs cas d’utilisation d’antiparasitaires pour chiens, chats ou chevaux sur des enfants atteints de poux. Ce comportement non seulement expose les enfants à des risques importants, mais est également contraire aux réglementations en vigueur.
Respecter les traitements adaptés
Pour combattre les poux, l’Anses rappelle qu’il est crucial d’utiliser les traitements adaptés à l’âge de l’enfant. Il est recommandé de prendre conseil auprès de professionnels de santé, tels que le pharmacien ou le médecin, pour choisir le traitement le plus approprié et le plus sûr. Tout produit destiné aux animaux ne doit « jamais être administré à un être humain, a fortiori un enfant. » Les études toxicologiques et cliniques sont spécifiquement adaptées à chaque espèce et ne justifient en aucun cas une utilisation thérapeutique chez l’homme.