Fin du retrait de point pour petits excès de vitesse: Impact sur la mortalité routière en France
En mars 2024, la France a connu une augmentation significative de la mortalité sur les routes, ce qui a poussé les associations de lutte contre l'insécurité routière à intensifier leurs efforts. Quelles solutions pourront-elles proposer pour inverser cette tendance ?
TL;DR
- La mortalité routière en France a augmenté de 31% en mars 2024.
- Des associations critiquent la fin du retrait de point pour les petits excès de vitesse.
- Elles reprochent un manque de volonté politique pour atteindre les objectifs de sécurité routière.
Une augmentation alarmante de la mortalité routière
Les routes françaises ont connu une hausse alarmante de la mortalité en mars 2024. Selon les chiffres de la Sécurité routière, 254 personnes ont perdu la vie, soit une augmentation de 31% par rapport à la même période en 2023. Cette tendance inquiétante est vivement dénoncée par les associations de lutte contre l’insécurité routière.
Des associations en colère
Suite à la publication de ce bilan, ces associations ont exprimé leurs préoccupations, pointant du doigt la fin du retrait de point pour les « petits » excès de vitesse. Cette mesure, qu’elles qualifient de « cadeau » du gouvernement aux automobilistes, a été mise en place depuis le 1ᵉʳ janvier 2024. Elles estiment qu’elle contribue à l’augmentation des accidents mortels.
La vitesse, un facteur aggravant
Comme le souligne Anne Lavaud, déléguée générale de l’association Prévention routière, « la vitesse est un facteur aggravant des accidents qui entraînent des décès ou des blessures graves. » L’absence de sanction pour les excès de vitesse inférieurs à 5 km/h est ainsi vivement critiquée.
Un manque de volonté politique ?
La Ligue contre la violence routière accuse le gouvernement de détricoter la politique de sécurité routière. L’association regrette le manque de volonté politique pour atteindre l’objectif de réduire de moitié le nombre de décès et de blessés graves sur les routes à l’horizon 2030 et l’objectif ultime de « zéro décès et blessé grave sur les routes d’ici à 2050 ».
En conclusion, les associations exhortent le gouvernement à revoir sa politique de sécurité routière et à prendre des mesures plus strictes pour lutter contre l’insécurité sur nos routes.
