Floride : des personnalités paient pour permettre à d’anciens détenus de voter
C'est le milliardaire Michael Bloomberg qui est à l'origine de cette initiative visant à éponger les dettes d'anciens détenus, pour leur permettre de voter à la prochaine élection présidentielle.
Si l’ancien maire de New York n’est pas parvenu à recevoir l’investiture démocrate en vue de la course à la Maison Blanche, il n’en reste pas moins farouchement déterminé à faire tomber Donald Trump. Michael Bloomberg a en effet levé plus de 20 millions de dollars pour payer les dettes d’anciens détenus de Floride et leur permettre ainsi de voter.
Une loi récente
Car dans cet Etat, et c’est récent, une loi empêche les citoyens de voter s’ils ont encore des amendes ou des frais de justice à régler, et quand bien même ils ont déjà purgé la peine d’emprisonnement à laquelle ils ont été condamnés. Pour M. Bloomberg, « Le droit de vote est fondamental pour notre démocratie et aucun Américain ne devrait être privé de ce droit. En travaillant avec la FRRC, nous sommes déterminés à mettre fin à la déchéance électorale et à la discrimination qui en a toujours été la cause ».
LeBron James, Steven Speilberg…
C’est la Florida Rights Restoration Commission (FRCC), association qui avait lancé la campagne à l’origine, qui est chargée de collecter les fonds. Michael Bloomberg est parvenu à convaincre des personnalités comme le basketteur LeBron James, Steven Spielberg ou encore le chanteur John Legend de mettre la main à la poche. Des entreprises ont aussi tenu à participer, à l’instar de Levis Strauss, Warner Music, MTV, et les équipes NBA d’Orlando et de Miami, toutes deux en Floride.
« Une démocratie plus inclusive »
Desmond Mead, qui est à la tête de la FRRC, indique pour sa part : « La démocratie que nous voulons n’est pas une démocratie où un Américain est contraint de choisir entre mettre de quoi manger sur la table et voter. Avec cette opération, nous créons une démocratie plus inclusive dont nous pouvons tous être fiers ». Environ 750 000 personnes seraient actuellement dans l’impossibilité de voter.
