FNSEA et JA à Matignon : La pression persiste tant que les comptes ne sont pas équilibrés

Dix jours après la fin des blocages en France, Gabriel Attal a reçu à Matignon les représentants des syndicats agricoles FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA), le mardi 13 février 2024. Quelles seront les retombées de cette rencontre ?

TL;DR

  • Les syndicats agricoles ont rencontré Gabriel Attal à Matignon.
  • Un « rendez-vous mensuel » a été fixé avec l’exécutif.
  • La mobilisation des agriculteurs reste forte.

Rencontre historique entre les syndicats agricoles et le gouvernement

Il y a dix jours, les blocages et actions coup de poing qui avaient mis la France en ébullition ont été levés. Les syndicats agricoles, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA), ont alors été conviés à Matignon pour une rencontre avec le Premier ministre Gabriel Attal le mardi 13 février 2024.

Un bilan de la mobilisation et des mesures prises

Cette rencontre, qui marque une première dans la contestation des agriculteurs, avait pour objectif de faire un état des lieux des manifestations et des mesures prises pour « garder du sens dans ce que l’on fait », ont déclaré Arnaud Rousseau et Arnaud Gaillot, présidents de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, lors d’une conférence de presse commune. « Il ne faut rien lâcher », ont-ils martelé.

Un mouvement sans précédent

Depuis le début de l’année 2024, la mobilisation a été massive : « 81 000 agriculteurs sur les barrages et 55 000 tracteurs mobilisés », a déclaré Luc Smessaert, vice-président du syndicat majoritaire FNSEA, au média local actu Chartres. Il qualifie cette manifestation d’« historique ».

Un rendez-vous mensuel fixé avec l’exécutif

Après le Salon de l’Agriculture, qui se tient du 24 février au 4 mars 2024, les syndicats agricoles ont annoncé un « rendez-vous mensuel » avec l’exécutif. Ce dernier vise à préciser la feuille de route nationale en faveur des agriculteurs tout en maintenant la pression sur le gouvernement. « Emmanuel Macron a validé la principe d’un rendez-vous mensuel pour assurer le suivi et la conduite des changements », ont déclaré les deux syndicats. L’objectif est que « derrière la parole politique portée, il y ait une concrétisation ».