Français risque grosse amende pour avoir transporté 41 kg de galets dans sa voiture
Prendre du sable, des cailloux ou des coquilles de vos vacances comme souvenir ? Cette habitude pourrait vous revenir cher. C'est ce que veulent faire comprendre les autorités douanières italiennes.
Les souvenirs de plage peuvent coûter cher
Un geste innocent, tel que le ramassage de sable, de galets ou de coquillages sur une plage pendant vos vacances, peut s’avérer coûteux, comme l’ont récemment mis en évidence les douanes italiennes.
Lorsqu’un touriste français s’apprêtait à quitter le port de Porto Torres en Sardaigne pour rejoindre Nice (Alpes-Maritimes) en ferry, il a été intercepté par les douanes. Son véhicule contenait 41 kilos de pierres et de cailloux prélevés sur la sublime plage de Lampianu.
La sanction pour ce délit est une amende de 500 à 3 000 euros. En effet, depuis 2017, la loi régionale 16 punit sévèrement le vol de sable, de coquillages et de galets sur les plages de Sardaigne, un phénomène qui, malgré les campagnes de sensibilisation multilingues destinées principalement aux touristes, continue d’augmenter.
Des quantités alarmantes de sable disparaissent chaque été
Les prélèvements effectués par ce touriste seront restitués à la plage de Lampianu. La Sardaigne est célèbre pour ses plages de sable blanc, mais chaque été, des tonnes de sable sont emportées par des touristes qui les ramènent comme souvenirs dans des petites bouteilles ou les vendent parfois.
En août 2019, le quotidien italien Corriere della Sera rapportait l’arrestation d’un couple de Français qui transportaient 40 kg de sable, répartis dans 14 grandes bouteilles en plastique, dans le coffre de leur voiture. Ils avaient recueilli ce sable sur la plage de Chia, au sud de la Sardaigne, et s’apprêtaient à embarquer sur un ferry pour Toulon (Var) et rentrer chez eux.
Le Code de l’environnement français est également strict
En France aussi, le prélèvement de sable est considéré comme illégal. L’article L.321-8 du Code de l’environnement stipule que « les extractions de matériaux […] sont limitées ou interdites lorsqu’elles risquent de compromettre, directement ou indirectement, l’intégrité des plages, dunes littorales, falaises, marais […] ».
Il est toutefois toléré de collecter un peu de « sable éolien » : celui qui a été déplacé par le vent sur la chaussée ou les trottoirs. Cependant, l’amende peut atteindre 1 500 euros, comme l’expliquait directs.fr en juillet.
Il en va de même pour les coquillages vides et les galets. En revanche, il est possible de ramener sans problème du bois flotté ou du verre poli.
La conservation des plages : une responsabilité partagée
Il est donc crucial pour nous tous, locaux et touristes, de respecter ces lois et de comprendre que nos actions peuvent avoir des conséquences sur l’environnement. Ramasser un caillou ou une poignée de sable peut sembler anodin, mais si chaque touriste fait de même, l’impact cumulatif peut être dévastateur pour nos plages et nos écosystèmes marins.
