Froid imminent après deux semaines de douceur record : Que nous révèlent les prévisions?

La première moitié de février 2024 a marqué un record en France, avec les températures les plus élevées jamais observées. De plus, aucune baisse significative de la température n'est en vue. Cela vous inquiète-t-il ?

  • La première quinzaine de février 2024 est la plus chaude en France.
  • La douceur persiste, sans signe de refroidissement significatif avant mars.
  • La moyenne mondiale des 12 derniers mois est la plus élevée jamais enregistrée.

Un début d’année anormalement chaud

Depuis le début de l’année 2024, la France a connu une période de chaleur sans précédent, la première quinzaine de février étant la plus chaude jamais enregistrée. Le thermomètre a grimpé jusqu’à 12,6 °C le 15 février, une anomalie de 6,6 °C par rapport aux normales.

Un « printemps en hiver »

Selon François Jobard, météorologue à Météo France, la température minimale nocturne enregistrée à Paris le 16 février était de 14,4 °C, une moyenne normalement observée en juin. La température moyenne de cette première quinzaine de février s’est élevée à 10,1 °C, équivalente à celle d’une deuxième quinzaine de mars. Il s’agit là d’un véritable « printemps en hiver ».

Une douceur qui perdure

Yann Amice, un autre météorologue, souligne sur directs.fr que cette douceur exceptionnelle devrait continuer, bien que de façon légèrement atténuée. En effet, aucun signe de vague de froid n’est prévu avant début mars. Les températures de l’après-midi resteront presque partout supérieures à 10 °C et aucune gelée matinale n’est attendue en plaine avant la fin du mois.

Des records de chaleur à l’échelle mondiale

Mais la France n’est pas le seul pays à connaître de tels records de chaleur. Le mois de janvier 2024 a été le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, selon l’observatoire européen du climat Copernicus. La température moyenne de l’air à la surface de la Terre était de 13,14 °C, soit 0,70 °C de plus que la moyenne de référence (1991-2020). La température moyenne mondiale des 12 derniers mois est la plus élevée jamais enregistrée, avec 1,52 °C de plus que la moyenne préindustrielle.

Pour Samantha Burgess, directrice adjointe du Copernicus climate change service, la seule solution pour entraver cette hausse des températures mondiales est de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre.