Gabriel Attal dévoile l’ajout de 574 postes d’enseignants dans l’éducation
Pour la rentrée 2024, le ministre de l'Éducation nationale a présenté une série de mesures, notamment l'ouverture de nouveaux postes d'enseignants et l'augmentation du budget. Quels seront les impacts de ces améliorations sur l'éducation ?
TL;DR
- Nouveaux postes d’enseignants et budget élargi pour 2024.
- Diminution du nombre d’élèves par classe.
- Des classes moins chargées pour accompagner l’école inclusive.
Des mesures éducatives inédites pour la rentrée 2024
Le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, a annoncé une série de mesures visant à améliorer le système éducatif français. Ces mesures, qui entreront en vigueur à la rentrée 2024, comprennent la création de nouveaux postes d’enseignants et une augmentation du budget alloué à l’éducation.
Plus de postes et un budget élargi
Le ministre a annoncé l’attribution de 574 moyens supplémentaires d’enseignement pour la rentrée 2024. Il s’agit d’une première depuis 2017, souligne un communiqué du ministère transmis à directs.fr. De plus, contrairement aux prévisions du Projet de Loi de Finances (PLF) 2024, aucune suppression de postes d’enseignants n’est prévue pour septembre. Au total, ce sont 1058 postes qui seront créés ou maintenus dans les collèges et lycées.
En outre, le budget de l’éducation nationale et de la jeunesse connaîtra une augmentation significative de 4,1 milliards d’euros, pour atteindre 63,8 milliards d’euros en 2024. Cela représente une hausse de 6,8% par rapport au budget initial de 2023.
Un nombre réduit d’élèves par classe
En parallèle, l’année scolaire 2024-2025 devrait voir une diminution importante du nombre d’élèves, suivant une tendance démographique observée ces dernières années. Ainsi, le ministère prévoit une diminution de plus de 83 000 élèves, et de 7 800 élèves dans le second degré public à la rentrée 2024.
Le ministre a également souligné une baisse du nombre d’élèves par classe dans l’enseignement primaire. De 23,2 élèves par classe en moyenne en 2017, ce chiffre est passé à 21,5 en 2023 et devrait encore diminuer à la rentrée 2024 pour atteindre son plus bas niveau historique.
Les avantages d’une classe moins chargée
Cette baisse démographique et la réduction du nombre d’élèves par classe auront pour conséquence la suppression de 650 postes à la rentrée prochaine en maternelle et élémentaire. Toutefois, le ministre a insisté sur les avantages de classes moins chargées, qui permettront de continuer « de dédoubler les classes de maternelle, notamment en éducation prioritaire, ou encore d’accompagner l’école inclusive avec la création de nouvelles unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS), d’unités d’enseignement autisme et des pôles d’appui à la scolarité », précise le ministère.
