Gabriel Attal fait face à sa première motion de censure à l’Assemblée nationale
Lundi 5 février 2024, à partir de 10h, Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise (LFI), soutiendra la proposition de loi présentée par les députés insoumis, socialistes, écologistes et communistes. Quel en est l'objectif ?
TL;DR
- Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, défend une motion de censure contre le Premier ministre, Gabriel Attal.
- La gauche reproche à Attal de ne pas avoir sollicité de vote de confiance de l’Assemblée nationale.
- Les députés LFI, socialistes, écologistes et communistes ont déposé la motion, mais elle a peu de chances d’obtenir les 289 voix nécessaires.
La gauche défie le Premier ministre
Un vent de révolte souffle sur l’Assemblée nationale ce lundi 5 février 2024. Le coordinateur de la France insoumise (LFI), Manuel Bompard, monte au créneau pour défendre une motion de censure déposée par les députés insoumis, socialistes, écologistes et communistes.
À l’origine de cette motion, une accusation forte : le Premier ministre Gabriel Attal n’aurait pas sollicité de vote de confiance de l’Assemblée nationale après sa déclaration de politique générale. Une première pour le jeune Premier ministre, qui succède à Elisabeth Borne.
Des accusations de « guerre aux pauvres »
La gauche reproche également à Gabriel Attal de vouloir mener une politique défavorable aux plus démunis. Il est accusé de vouloir « faire la guerre aux pauvres », notamment avec ses annonces sur la suppression de l’allocation de solidarité spécifique, remplacée par le RSA, pour les chômeurs en fin de droit.
De vives critiques ont aussi été portées sur la jeunesse et le parcours du Premier ministre : son éducation dans les « beaux quartiers », son passage à l’École alsacienne et à Sciences Po, jusqu’à son arrivée à Matignon à seulement 34 ans.
Peu de chances de renverser le gouvernement
Malgré la fervente défense de la motion par Manuel Bompard, elle semble avoir peu de chances de recueillir les 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement. En effet, la droite et l’extrême droite n’ont a priori pas l’intention de soutenir la motion.
Ainsi, malgré les tensions et les accusations, la position de Gabriel Attal à la tête du gouvernement ne semble pas être menacée. L’issue de cette journée reste toutefois incertaine, et le débat promet d’être houleux.
