Gabriel Attal prévoit une baisse du taux de réussite au brevet et plus de redoublements
Dorénavant, les correcteurs n'augmenteront plus artificiellement les notes du brevet. De plus, si on ne l'obtient pas, on devra redoubler. Est-ce une décision équitable selon vous ?
TL;DR
- Les notes du brevet ne seront plus gonflées artificiellement.
- La non-obtention du brevet entraînera le redoublement.
- La décision finale de redoublement revient aux enseignants.
Fin du gonflement artificiel des notes du brevet
Alors que les épreuves de fin d’année approchent, une annonce du Premier ministre Gabriel Attal vient de changer la donne pour les collégiens. Pour ces derniers, la réussite au brevet en 2024 ne sera plus aussi facile qu’auparavant. En effet, le Premier ministre a annoncé la fin des « correctifs académiques », terme qui désigne la pratique consistant à « gonfler artificiellement » les notes des élèves.
On sort d’une époque où progressivement on s’est mis à cacher le véritable niveau des élèves au moment du brevet avec ces correctifs qui consistaient à dire « on veut atteindre un certain niveau ». (…) Dans certains départements, on parle de 5, 10, 15 points de réussite artificiellement gonflés. – Gabriel Attal, Premier ministre
Un taux de réussite qui risque de chuter
La conséquence directe de cette mesure sera probablement une baisse significative du taux de réussite au brevet. Pour rappel, la session 2023 a enregistré un taux de réussite global de 87,7 %, incluant les séries générale et professionnelle. Selon Gabriel Attal, ce taux de réussite pourrait donc chuter de manière importante. Cette décision est une composante du plan « Choc des savoirs », initiative du Premier ministre.
Redoublement automatique en cas d’échec
Une autre mesure importante annoncée concerne le redoublement. Dès la rentrée scolaire 2024/2025, les élèves qui n’obtiendront pas leur brevet seront automatiquement contraints de redoubler. De plus, la décision finale de redoublement ne reviendra plus aux parents, mais aux enseignants. Des groupes de niveau seront également instaurés, une mesure qui suscite déjà des controverses.
Un sursaut nécessaire
En dépit des critiques, le Premier ministre maintient sa position en faveur de ces mesures, estimant qu’un « sursaut » est nécessaire pour améliorer le niveau des élèves. Les prochains mois nous diront si ces changements portent leurs fruits.
