Le Premier ministre a déclaré qu'en raison de notre système actuel, l'augmentation d'un salaire au Smic n'est presque plus avantageuse pour personne, et qu'il est nécessaire de le réformer. Quelle pourrait être la prochaine étape pour cette réforme ?
Une réforme des bas salaires annoncée
Le Premier ministre français, Gabriel Attal, a créé la surprise mardi 30 janvier 2024. Devant l’Assemblée nationale, il a affirmé son intention de « désmicardiser la France » en annonçant une réforme des bas salaires.
Un système à réformer
« Nous devons faire évoluer un système qui nous a conduits, depuis des décennies, à concentrer nos aides, nos exonérations, au niveau du Smic », a déclaré le chef du gouvernement. Il a souligné que pour augmenter le salaire d’un employé au Smic de 100 euros, l’employeur doit débourser 238 euros supplémentaires. Ajoutant ainsi que le salarié perdrait 39 euros de prime d’activité, subirait une augmentation de 26 euros de sa CSG et de ses cotisations sociales et pourrait être soumis à l’impôt sur le revenu.
Un système peu incitatif
En conséquence, selon le premier ministre, « il n’y a quasiment plus aucun intérêt pour quiconque à augmenter un salarié au Smic ». Il a insisté sur le fait que ce système, le fruit de réformes successives effectuées avec de bonnes intentions, a finalement créé une situation économique où augmenter un salaire minimum est devenu peu attrayant.
Des mesures résolues
Face à cette situation, M. Attal a promis d’agir « résolument » pour que les branches professionnelles qui continuent à rémunérer en dessous du Smic « remontent ces rémunérations ». Il n’exclut, en effet, aucune mesure pour obtenir des résultats rapides. En France, le Smic est le seul salaire indexé sur l’inflation. Avant la revalorisation automatique de janvier portant le salaire minimum à 1398 euros nets, une trentaine de branches sur environ 170 continuaient à offrir des salaires inférieurs au Smic.