Gaza : 100 jours de guerre, détérioration humanitaire et détermination d’Israël
On constate une augmentation des demandes à l'international pour la mise en place d'une trêve humanitaire. Comment cette trêve pourrait-elle être appliquée efficacement?
TL;DR
- La guerre entre Israël et le Hamas atteint son 100ème jour, provoquant une crise humanitaire majeure à Gaza.
- Les combats ont fait des milliers de victimes, principalement des civils, et le système de santé de Gaza s’effondre.
- Malgré les appels internationaux à une trêve, les échanges de tirs et les bombardements se poursuivent.
Un conflit qui s’éternise, une crise humanitaire qui s’aggrave
Le conflit entre Israël et le Hamas est entré dimanche dans son centième jour, malgré les appels internationaux à une trêve. Cette guerre a plongé la bande de Gaza dans une crise humanitaire majeure, marquée par la mort, la destruction et le déplacement de milliers de personnes. Philippe Lazzarini, le patron de l’agence d’aide aux réfugiés palestiniens de l’ONU (UNRWA) a déclaré lors d’une visite à Gaza : « La mort, la destruction, le déplacement, la faim, la perte et le chagrin massifs de ces cent derniers jours entachent notre humanité commune« .
Les victimes, majoritairement des civils
Depuis le début de la guerre, déclenchée le 7 octobre par une attaque du Hamas, le bilan humain est lourd. Selon le dernier décompte de l’AFP, environ 1140 personnes ont perdu la vie sur le sol israélien, majoritairement des civils. Du côté Palestinien, les bombardements et échanges de tirs ont causé la mort d’au moins 23 843 personnes, principalement des femmes, des adolescents et des enfants.
Un système de santé à bout de souffle
Le blocus israélien, renforcé avec la guerre, provoque de graves pénuries de vivres et de carburant dans toute la bande de Gaza. Le système de santé s’effondre chaque jour davantage, ne permettant plus de répondre aux besoins de la population. Les hôpitaux, pourtant protégés par le droit international humanitaire, ont été frappés à plusieurs reprises par l’armée israélienne. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), moins de la moitié des hôpitaux de la bande de Gaza fonctionnent, et ce, partiellement.
Des appels à une trêve ignorés
Malgré les appels internationaux à une trêve, les échanges de tirs et les bombardements se poursuivent. « Personne ne nous arrêtera », a martelé Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv. L’armée israélienne a déclaré avoir frappé des dizaines de positions du Hamas, y compris des lance-roquettes « prêts à être utilisés » ainsi qu’un « poste de commandement » du Hamas dans le centre de la bande de Gaza.
