Gérante du gîte de Wintzenheim accusée d’homicide involontaire suite à un incendie
La tragédie de l'incendie du gîte a entraîné la perte tragique de dix personnes handicapées et d'un moniteur. L'enquête menée a mis en lumière une série de failles et de négligences.
Tl;dr
- Un incendie dans un gîte a tué 11 personnes, dont dix en situation de handicap.
- La gérante du gîte a été mise en examen pour plusieurs manquements.
- Elle est accusée d’avoir exploité l’établissement sans respecter les normes de sécurité.
- La société co-organisatrice du séjour n’a pas été mise en examen.
La tragédie du gîte de Wintzenheim
Le 9 août 2023, une tragédie s’est produite à Wintzenheim, dans le Haut-Rhin. Un incendie dans un gîte destiné à accueillir deux groupes d’adultes en situation de handicap pour les vacances a causé la mort de dix personnes et d’un moniteur.
Une mise en examen pour manquements graves
Au cœur de cette tragédie, la gérante du gîte qui a été mise en examen le 19 octobre 2023, pour une série de manquements graves. Selon le parquet de Paris, ces manquements ont constitué une « violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence« . Il est reproché à la gérante d’avoir créé ou contribué à créer la situation ayant permis la réalisation du dommage.
Des violations de sécurité
Parmi les manquements, la gérante aurait exploité un établissement recevant du public sans autorisation. Elle n’aurait pas déclaré la destination du bâtiment ni la capacité d’accueil du public lors du dépôt des permis de construire. En outre, elle se serait soustraite délibérément à la réglementation relative à ce type d’établissement, notamment en ne respectant pas les normes de sécurité incendie.
La société co-organisatrice non mise en examen
Malgré ces manquements, la société Oxygène, co-organisatrice du séjour, n’a pas été mise en examen. Celle-ci avait pourtant été épinglée dans un rapport de l’inspection générale des affaires sociales, qui avait mis en évidence une « succession de défaillances« . La société, basée à Lyon, attendait un renouvellement de son agrément, mais se défend en affirmant qu’elle disposait d’un agrément temporaire lui permettant d’organiser ce type de séjours.
