Glissement de terrain en Papouasie-Nouvelle-Guinée : 8000 personnes contraintes à l’évacuation
Plus de 2000 personnes auraient pu perdre la vie lors de l'effondrement d'une partie de montagne le vendredi 31 mai 2024. Qu'est-ce qui aurait pu déclencher un tel désastre ?
TL;DR
Un désastre naturel de grande ampleur
Le 31 mai 2024 restera gravé dans la mémoire des habitants de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce jour-là, un effroyable glissement de terrain a probablement englouti plus de 2000 personnes dans leur sommeil. Le village de Yambali, dans la province d’Enga, a été littéralement rayé de la carte.
L’urgence des évacuations
Depuis cette tragédie, les autorités locales se sont engagées dans une course contre la montre pour évacuer près de 7900 personnes. « Toutes les heures, on entend la roche se briser. C’est comme une bombe ou un coup de feu et les rochers continuent de tomber », a confié Sandis Tsaka, administrateur de la province d’Enga. Cependant, ces efforts de sauvetage sont entravés par des habitants réticents à quitter leurs domiciles dans l’espoir de retrouver des proches disparus.
La difficile recherche de survivants
Les espoirs de retrouver des survivants sont malheureusement faibles, compte tenu de la gravité du glissement de terrain et du temps écoulé depuis. Les services de secours ont jusqu’à présent retrouvé seulement cinq corps et la jambe d’un sixième. Niels Kraaier, représentant de l’Unicef en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a déclaré à l’AFP que la mission de sauvetage s’est transformée en mission de récupération des cadavres.
Le changement climatique, un facteur aggravant
Selon des habitants, le glissement de terrain pourrait avoir été déclenché par des précipitations récentes. La Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui possède l’un des climats les plus humides du monde, est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Des recherches ont démontré que les modifications des régimes pluviométriques pourraient aggraver le risque de glissements de terrain.
La catastrophe a mis en lumière l’urgence d’agir face au changement climatique, dont les conséquences peuvent être dévastatrices. Alors que les habitants de Papouasie-Nouvelle-Guinée commencent à panser leurs blessures, le reste du monde doit se saisir de cette tragédie comme d’un avertissement : le temps d’agir pour le climat est maintenant.
