Guadeloupe : ouverture d’une information judiciaire après le décès d’un homme contrôlé par la gendarmerie

Un sexagénaire est mort quelques jours après une interpellation au mois de novembre dernier à Deshaies, à l'ouest de l'île.

Lundi, le procureur de Basse-Terre en Guadeloupe a annoncé l’ouverture d’une « information judiciaire contre X du chef d’homicide involontaire » après le décès inexpliqué d’un sexagénaire, à la suite d’un contrôle de gendarmerie au mois de novembre 2020. Xavier Sicot a ajouté que « La justice fait et fera ce qu’il faut pour apporter les réponses en totale transparence », au sujet de ce drame qui suscite des interrogations depuis plusieurs semaines.

Un décès survenus deux semaines plus tard

Ce jour de novembre, Claude Jean-Pierre était contrôlé par deux militaires pour « une conduite hésitante », rappelle M. Sicot.  L’homme « alcoolisé » était alors sorti du véhicule « en résistant » et s’était retrouvé « au sol, inerte ». Maître Mariza Bernier, porte-parole du collectif défendant les intérêts de la famille du défunt, qui s’est exprimée dans les médias locaux, a déclaré que la vidéosurveillance de l’interpellation, survenue près de la mairie, permet d’observer « une extraction violente ». L’homme est mort le 3 décembre au CHU de Pointe-à-Pitre.

« Certaines vérités devaient à mon sens être dites »

Seulement, remarque le procureur de la République, « sur cette vidéo on n’a aucun coup volontaire des gendarmes observé ». Et en ce qui concerne les causes du décès : « On a effectivement des investigations en cours, on a une autopsie pratiquée pour essayer de comprendre mais on a probablement besoin de compléter cette autopsie par d’autres éléments ». Dans ce but, un magistrat instructeur a été désigné, lequel « a sollicité dans le cadre d’une commission rogatoire les services de la Section de Recherche de Pointe-à-Pitre pour poursuivre ces investigations ». Xavier Sicot a ajouté : « J’ai conscience de la douleur de la famille » dont il estime les interrogations « légitimes ». Cependant, « certaines vérités devaient à mon sens être dites ».

Jérôme

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