EDF lance dès le 4 novembre une nouvelle phase de changement des heures creuses. Des millions de foyers sont visés d’ici fin 2027, mais pas tous tout de suite.
En bref
- EDF modifie des heures creuses dès le 4 novembre
- 9,3 millions de clients visés d’ici fin 2027
- Les horaires de journée gagnent du terrain
Plus de 9,3 millions de clients vont changer progressivement de plages d’heures creuses d’ici fin 2027. Chez EDF, les premiers ajustements arrivent dès le 4 novembre 2026, dans le cadre d’une réforme déjà engagée un an plus tôt.
Une réforme qui prend une autre dimension
Ce mouvement n’arrive pas de nulle part. Une première étape, lancée en novembre 2025, a déjà touché 1,7 million de clients jusqu’au printemps 2026. Cette fois, l’échelle change nettement.
La Commission de régulation de l’énergie précise que la deuxième phase démarre officiellement le 1er décembre 2026. Mais EDF applique certaines modifications dès cette semaine. Les bascules vont ensuite s’étaler jusqu’au 30 novembre 2027. Bref, il ne faut pas s’attendre à un changement simultané pour tous les abonnés.
Qui verra vraiment ses horaires bouger
Les clients concernés en priorité sont ceux qui ont aujourd’hui leurs huit heures creuses uniquement la nuit. Pour les nouveaux abonnés EDF ayant choisi cette option depuis le 6 octobre 2026, les horaires saisonnalisés s’appliquent déjà systématiquement.
Pas de démarche à faire. Si votre contrat est concerné, vous devez être averti au moins un mois avant l’entrée en vigueur des nouveaux horaires, rappelle service-public.fr dans une mise à jour du 28 octobre 2026. Vous pouvez aussi vérifier vos créneaux dans votre espace client.
Un repère simple: si vos heures creuses ont déjà changé entre le 1er novembre 2025 et le 31 mai 2026, vous êtes déjà passé au nouveau système. À l’inverse, certains abonnés restent hors réforme, notamment ceux de l’option Tempo. Même chose en Corse et dans les territoires d’outre-mer.
Des plages revues pour coller à la production
Le principe, lui, ne change pas: les abonnés gardent huit heures par jour à tarif réduit. Ce qui bouge, c’est la répartition. Les créneaux du matin, entre 7h et 11h, et du soir, entre 17h et 23h, sont progressivement supprimés.
À la place, les nouvelles heures creuses se concentrent surtout entre 23h et 7h, avec au moins cinq heures d’affilée la nuit, et entre 11h et 17h, avec jusqu’à trois heures en journée. Et ces horaires dépendent désormais de la saison.
Du 1er avril au 31 octobre, la journée prend plus de place pour profiter de la production solaire. Du 1er novembre au 31 mars, les heures creuses reviennent majoritairement la nuit. La logique est assez claire: pousser la consommation quand l’électricité est la plus disponible, notamment avec la montée du photovoltaïque.