Hongrie : Exonération d’impôts à vie pour les mères de deux enfants pour booster la natalité

Image d'illustration. Femme enceinte le long du Danube, à Budapest. ADN
En Hongrie, une mesure radicale pour stimuler la natalité : les mères de deux enfants bénéficieront d'une exemption fiscale à vie.
Tl;dr
- La Hongrie étend les mesures natalistes pour enrayer le vieillissement de sa population.
- Les mères de deux enfants seront exemptées d’impôts à vie.
- Le coût du programme s’élève à 2,3 milliards d’euros d’ici 2029.
La Hongrie renforce sa politique nataliste
Le gouvernement hongrois, mené par le Premier ministre ultra-conservateur Viktor Orban, adopte de nouvelles mesures pour contrer le déclin de sa population vieillissante. Le Parlement hongrois a voté le 29 avril 2025 pour une exemption d’impôts à vie pour toutes les mères d’au moins deux enfants.
Une politique en faveur de la natalité
Actuellement, seules les mères de quatre enfants et plus bénéficient de cet avantage fiscal depuis 2020. Dès l’année prochaine, les mères de moins de 40 ans seront concernées par cette mesure. Le gouvernement prévoit une extension progressive de cette politique pour inclure les femmes de plus de 60 ans d’ici 2029.
Une population en déclin
La Hongrie, pays d’Europe centrale, « perd des habitants depuis plus de 40 ans ». Sa population actuelle est de 9,5 millions, contre 10,7 millions en 1980. Pour contrer ce déclin, le gouvernement a mis en place divers avantages tels que la crèche gratuite, l’aide au logement ou à l’achat d’un véhicule, et des « prêts bébé ».
Un coût élevé pour des résultats incertains
Cette politique coûteuse, estimée à 2,3 milliards d’euros d’ici 2029, suscite l’inquiétude des économistes qui redoutent une aggravation du déficit et de l’inflation déjà élevés. Selon Viktor Orban, ce programme de réduction d’impôts, le plus important d’Europe, « va transformer la Hongrie en havre fiscal pour les familles ».
Malgré ces mesures, l’indice de fécondité a reculé à 1,31 enfant par femme en mars, loin du seuil de 2,1 nécessaire au renouvellement des générations. Le gouvernement espère atteindre cet objectif en 2035.
