Hypermarchés : l’inflation est de retour sur les produits alimentaires
Mauvaise nouvelle pour les Français, l’inflation devrait toucher de nouveau les hypermarchés dans les mois à venir.
Avec la reprise économique, l’inflation est directement venue toucher le porte-monnaie des Français. Cela n’est cependant pas prêt de s’arrêter. En effet, une hausse généralisée des prix dans les grandes surfaces alimentaires se profile à l’horizon. Cette situation fait directement suite à la clôture des négociations annuelles tarifaires sur les grandes marques pour 2022 en ce 1er mars.
Augmentation des prix à venir dans les hypermarchés
Avant toute chose, le gouvernement est venu souligner mercredi 2 mars que 80 % des contrats étaient signés mercredi matin, avec « la quasi-totalité pour les PME ». Une bonne nouvelle pour le secteur à la vue du contexte d’inflation des coûts alimentaires et industriels ou encore les enjeux liés aux clauses de renégociation des prix, notamment avec des cours des matières premières s’envolant à nouveau avec le conflit ukrainien.
Malheureusement, la FCD, organisation regroupant les enseignes de la grande distribution, a précisé que les hausses de prix moyennes consenties aux fournisseurs agroalimentaires pour prendre en compte la flambée du prix des intrants agricoles et non agricoles ont atteint entre 3 et 4 % pour l’ensemble des produits de grande consommation. Cela devrait ainsi se répercuter chez les consommateurs dans les grandes surfaces.
Le gouvernement précise de son côté que ce retour de l’inflation dans les hypermarchés concerne uniquement les produits alimentaires et que « les tarifs des produits non alimentaires » ont « fini en recul ». La situation ne vient cependant pas satisfaire les industriels, qui estiment avoir besoin d’une hausse supplémentaire de 2 à 3 % afin de répercuter la flambée de leurs coûts sur les emballages, le transport ou l’énergie.
En date du 2 mars 2022, une soixantaine de dossiers ont été comptabilisés chez le médiateur des relations commerciales, chargé de trouver une voie d’issue aux négociations dans l’impasse. Cela représente notamment 10 dossiers de plus qu’en 2021 ainsi qu’un niveau historiquement haut. La DGCCRF explique que des contrôles avaient déjà été lancés mercredi matin pour les autres dossiers.
