Identité des deux militaires décédés dans le crash des Rafale en Lorraine : Sébastien Mabire et Matthis Laurens
Le mercredi 14 août 2024, une collision fatale a eu lieu entre deux avions de chasse, l'un piloté par un instructeur et l'autre par un pilote en formation. Malheureusement, aucun des deux n'a survécu. Qu'a-t-il pu causer ce tragique accident ?
TL;DR
Une tragédie dans le ciel français
Le 14 août 2024, une tragédie aérienne a secoué la France lorsque deux avions Rafale sont entrés en collision. Les deux pilotes, des militaires français, n’ont malheureusement pas survécu. Les victimes sont le Capitaine Sébastien Mabire, instructeur, et le Lieutenant Matthis Laurens, en formation.
Qui étaient les pilotes ?
Le Capitaine Sébastien Mabire, âgé de 36 ans, était une figure respectée de l’armée de l’air française. Originaire de la Manche, Mabire avait rejoint l’armée à l’âge de 16 ans. Après avoir obtenu son bac à l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air, il s’était formé au métier de mécanicien radar. Il avait ensuite gravi les échelons et avait obtenu son brevet de pilote de chasse à l’âge de 25 ans. « Je me souviens d’avoir accompagné mon père au salon du Bourget. C’est aussi un grand passionné d’aéronautique et je pense qu’il aurait aimé être pilote. Je n’avais alors que 7 ans et j’étais resté scotché devant le prototype Rafale présenté à l’époque par Dassault. Une vraie révélation », avait-il confié à La Presse de la Manche en 2013.
Le Lieutenant Matthis Laurens, la seconde victime, était encore en formation lors du crash. Laurens avait obtenu son brevet de pilote en 2021, et avait rejoint le régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niemen » en novembre 2023. « Il poursuivait son instruction au sein de l’escadron de transformation Rafale 3/4 Aquitaine. », a indiqué l’Armée de l’air. Il avait accumulé plus de 800 heures de vol.
Enquête en cours et hommage aux victimes
Le mystère entoure toujours les circonstances de ce tragique accident. Une enquête a été lancée pour déterminer les causes précises de cette collision. Pendant ce temps, la nation est en deuil. Le Président Emmanuel Macron a annoncé la triste nouvelle et le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a exprimé ses « sincères condoléances » aux familles des victimes. Une visite à la base aérienne 113 de Saint-Dizier, où les deux victimes étaient basées, est prévue.
