L’inflation n’est pas prête à ralentir en 2022, l’Insee prévoit en effet une hausse des prix comprise entre 3 et 3,5 % dans les prochains mois.
Le pouvoir d’achat des Français est de plus en plus impacté par la reprise de l’activité économique. L’Hexagone connait en effet depuis plusieurs mois une inflation continue. Malheureusement, la situation ne devrait pas aller en s’arrangeant. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) vient en effet de prévoir une hausse des prix comprise « entre 3% et 3,5% » au premier semestre 2022.
Une hausse de prix continue en 2022
Les prix continuent de monter en France. Durant le mois de janvier 2022, l’inflation a d’ailleurs déjà atteint les 2,9 % sur un an. L’Insee suggère notamment que ce mouvement devrait se poursuivre encore durant les prochains mois, notamment à cause des hausses des coûts de production alimentaire et industriels, poussés par l’augmentation des prix de l’énergie et des matières premières ces derniers mois. L’institution explique ainsi que les prix alimentaires augmenteraient de 2,5 % en juin, contre + 1,5 % durant le mois de janvier 2022.
Via ces prévisions précédentes, datant de la mi-décembre, l’Insee penchait déjà sur une inflation globale au-dessus de 2,6 % durant le premier semestre. Cependant, la reprise économique vient renchérir les prix des matières premières. De plus, elle rappelle les « fortes tensions géopolitiques » qui viennent faire monter les prix du pétrole. Il est d’ailleurs suggéré par l’institution que le cours du baril pourrait monter à 90 dollars.
Face à cette situation, l’Insee vient tout de même souligner que les mesures venant soutenir le pouvoir d’achat des ménages ont permis de contenir l’accélération de l’inflation. Elle déclare d’ailleurs que « sans elles, la prévision d’inflation pour février aurait été rehaussée d’au moins un point de pourcentage », donc plus de 4 %.
Au niveau de l’activité économique, l’Insee a déclaré qu’elle a légèrement abaissé sa prévision de croissance pour le premier trimestre à 0,3 %, contre 0,4 % auparavant. Cela s’explique par l’arrivée du variant Omicron avec notamment la mise en place de nouvelles restrictions ainsi que l’absentéisme au travail provoqué par les contaminations. Cela aurait ainsi dégradé les perspectives dans le commerce et les services et freiné la consommation des ménages.