Inflation ralentit avec hausse des prix de 4,3% en juillet

Suite à l'atteinte de son sommet, l'inflation persiste à ralentir. Parallèlement, l'expansion économique surpasse les prévisions du deuxième trimestre grâce à une vigoureuse activité d'exportation.

La décélération de l’inflation post-pic persiste

L’inflation, après avoir atteint son sommet, continue de ralentir en juillet, enregistrant une augmentation annuelle de 4,3%, en baisse par rapport aux 4,5% de juin et bien en dessous des plus de 6% enregistrés en début d’année. Cependant, l’inflation pour les produits alimentaires reste élevée, à 12,6%.

L’impact sur la consommation des ménages pourrait perdurer dans les mois à venir. Néanmoins, l’atténuation de l’inflation et l’ajustement des salaires devraient progressivement permettre aux ménages de récupérer une partie de leur pouvoir d’achat. Peut-on s’attendre à une reprise de la consommation vers la fin de l’année ?

La croissance française surprend par sa vigueur

Parallèlement, la croissance française a dépassé les attentes pour le deuxième trimestre, grâce à des exportations vigoureuses.

Cependant, selon certains économistes, cette amélioration inattendue pourrait être de courte durée, dans un contexte de hausse des taux d’intérêt qui freine l’activité économique.

Après une légère hausse de 0,1% (révisée à la baisse) au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a connu une croissance significative de 0,5% entre avril et juin, selon les données publiées vendredi par l’Institut national de la statistique (Insee), qui ne prévoyait qu’une modeste augmentation de 0,1%.

Bruno Le Maire salue une performance exceptionnelle

Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a salué cette « performance exceptionnelle ». « Pour la première fois, la croissance française est davantage stimulée par les exportations que par la consommation », a-t-il déclaré sur RTL.

« Cela déclenche un cercle vertueux où la production finance notre modèle social et la redistribution. »

Bruno Le Maire – Ministre de l’Économie

Une illusion ?

Cette embellie printanière est en grande partie due à la robuste performance des exportations (2,6%), en particulier dans le secteur du transport de matériel, alors que les importations ont connu une reprise moins marquée (0,4%). Par conséquent, le commerce extérieur a eu une contribution positive à la croissance trimestrielle.

La croissance a également été stimulée par la vitalité de l’industrie manufacturière, le secteur des services commerciaux et la production d’énergie, boostée par la réouverture des centrales nucléaires.

« Cette forte progression est quelque peu trompeuse », a tempéré Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade, évoquant des « effets de normalisation » dans le secteur nucléaire et des événements « exceptionnels » tels que la livraison d’un paquebot.

Le gouvernement reste plus optimiste, tablant sur une croissance de 1% pour le moment. Cependant, il pourrait revoir ses prévisions lors de la présentation du budget 2024 en septembre.

Benjamin

Spécialiste Économie

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