Informer les ados sur la guerre et les attentats sans les démoraliser : Comment faire?

Malgré les préjugés, les adolescents sont captivés par les nouvelles, même si elles sont tristes. Cependant, les thèmes qui génèrent de l'anxiété ont un impact sur eux.

  • Les adolescents s’intéressent à l’actualité malgré son impact émotionnel.
  • Le psychologue Marc Vachez recommande des moments spécifiques pour s’informer.
  • Les parents et enseignants devraient aider les adolescents à comprendre l’actualité.
  • Il est recommandé de discuter de tous les sujets et d’orienter les adolescents vers des sources d’information fiables.
  • Les adolescents face au poids de l’actualité

    Malgré les préjugés et la gravité de l’actualité, les adolescents continuent de s’informer. Une étude CSA pour Milan Presse et YouTube révèle que 83% des 13-17 ans estiment qu’il est important d’être informés. Certains adolescents, comme Marine, affirment suivre l’actualité « à contre-cœur » en raison de son caractère angoissant.

    Le rôle des adultes pour faciliter l’information

    Face à ce constat, comment les parents et les enseignants peuvent-ils aider les adolescents à s’intéresser à l’actualité tout en prenant du recul ? Marc Vachez, psychologue, psychanalyste et psychothérapeute, suggère de structurer le temps consacré à l’information, pour éviter une exposition constante aux contenus traumatiques. Il est également recommandé d’échanger en famille sur l’actualité, par exemple lors du dîner.

    D’un autre côté, les parents doivent aider leurs enfants à contextualiser l’information, à comprendre les images et à resituer les événements. Ils doivent également les orienter vers des sources d’information fiables et limiter leur accès à des informations non vérifiées, notamment sur les réseaux sociaux.

    Un échange nécessaire en classe

    En classe, les échanges avec les professeurs sont importants pour développer l’esprit critique des élèves. Cependant, tous les enseignants ne sont pas préparés à discuter de l’actualité, en particulier lorsqu’elle est sombre. Marc Vachez plaide donc pour une formation renforcée des enseignants en matière d’éducation aux médias.

    La place des informations positives

    Enfin, il est recommandé de suivre également des informations positives. Pour cela, de nouveaux médias, comme Le média positif, se spécialisent dans la diffusion de nouvelles réjouissantes. Marc Vachez soutient cette démarche, car elle permet de « multiplier des moments de plaisir » et d’éviter d’entretenir des traumatismes.