Meta a accepté de limiter l’usage d’Instagram et de Facebook pour les adolescents américains. Ces règles ne doivent pas s’appliquer en France.
En bref
- Meta limite ses applis pour les ados américains
- Deux heures par jour sur Instagram et Facebook
- La France n’est pas concernée
Les nouvelles restrictions annoncées par Meta pour les adolescents sur Instagram et Facebook ne s’appliqueront pas en France. Elles sont liées à un accord conclu uniquement avec des États et territoires américains.
Des règles très strictes pour les adolescents américains
Dans les six mois, les adolescents concernés seront soumis à une limite de deux heures par jour au total sur Instagram et Facebook. Les deux applications seront aussi désactivées par défaut entre minuit et 6 heures.
Autre verrou, les notifications seront coupées par défaut entre 8 heures et 15 heures, sur le temps scolaire. Les compteurs de likes seront masqués. Les filtres qui imitent la chirurgie esthétique seront retirés pour ces comptes.
Et ce n’est pas tout. Des messages d’alerte apparaîtront toutes les 15 minutes d’utilisation continue. D’autres rappels seront envoyés quand le temps quotidien atteindra 60 puis 90 minutes. Seul un parent, avec un compte relié à celui de l’adolescent, pourra alléger ces réglages. Un auditeur indépendant devra vérifier que ces engagements sont bien appliqués.
Pourquoi Meta a accepté cet accord
Cette série de mesures accompagne un règlement judiciaire massif. Meta, le groupe de Mark Zuckerberg, a accepté un accord avec 51 États et territoires américains et doit verser environ 15 milliards d’euros (16,7 milliards de dollars).
À l’origine, une coalition de 29 États, dont quatre plaidaient à Oakland, accusait l’entreprise d’avoir conçu ses plateformes pour retenir les adolescents, d’avoir minimisé leurs effets sur les enfants et d’avoir enfreint une loi fédérale sur la collecte des données des moins de 13 ans. Les poursuites pouvaient aller jusqu’à environ 180 milliards d’euros (200 milliards de dollars) de pénalités.
Meta met aussi la pression sur les autres plateformes
Meta prévoit même un tour de vis supplémentaire si ses concurrents acceptent des règles comparables. Dans ce cas, la limite pourrait tomber à une heure par jour, avec un blocage entre 22 heures et 7 heures.
Le groupe a publié une lettre ouverte visant Snap, TikTok et YouTube. Son idée est simple, si un adolescent se heurte à des restrictions sur une seule application, il ira souvent sur une autre. Bon, l’argument sert aussi ses intérêts, mais il éclaire la logique de l’accord.
Pourquoi la France n’est pas concernée
Le point important pour vous est là. L’accord précise qu’il ne vaut que pour les adolescents des États signataires et qu’il ne crée aucun précédent ailleurs, y compris hors des États-Unis.
Meta confirme que ces contraintes n’ont pas vocation à être déployées en France. Pas de changement, donc, pour les jeunes utilisateurs français à ce stade. Mais ce compromis judiciaire pourrait nourrir le débat ailleurs sur l’addiction aux réseaux sociaux, ce qui n’est pas rien.