Interdiction de vente à perte de carburant pour Carrefour, Intermarché, Total
Lors d'une audition à l'Assemblée nationale ce mercredi, les dirigeants de Carrefour et Intermarché ont annoncé qu'ils emboîteraient le pas à Total en refusant de vendre à perte.
Tl;dr
- Carrefour et Intermarché refusent de vendre le carburant à perte.
- Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, exprime son opposition lors d’une audition à l’Assemblée.
- Thierry Cotillard, président d’Intermarché, suit également ce mouvement.
- TotalEnergies a précédemment refusé de réduire le prix du carburant.
Refus de vente à perte : Carrefour et Intermarché rejoignent TotalEnergies
Face à la crise du carburant, plusieurs géants de la grande distribution ont décidé de prendre position. Après TotalEnergies, c’est au tour de Carrefour et Intermarché d’exprimer leur refus de vendre ce produit à perte.
Un choix de survie économique
Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour, a déclaré ce mercredi 20 septembre 2023 devant l’Assemblée nationale : « En ce qui nous concerne, groupe Carrefour, nous n’avons pas vocation et nous ne vendrons pas à perte. Si je me mets à vendre à perte je mets en danger les équilibres ».
Un discours similaire a été tenu par Thierry Cotillard, le président du groupement Les Mousquetaires (Intermarché) : « On ne va pas l’utiliser, cette possibilité-là ».
Un refus en chaîne
La veille, Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, avait affirmé que son groupe ne descendrait pas plus bas que le prix de 1,99 euro par litre actuellement en vigueur dans ses stations-service en France.
La Première ministre Élisabeth Borne avait pourtant annoncé que les carburants pourraient être vendus à perte, une mesure qui doit entrer en vigueur début décembre pour une durée de six mois.
Une opposition unanime
Selon le quotidien Le Figaro, les dirigeants de Leclerc, Carrefour, Intermarché, Système U, Casino et Auchan auraient exprimé leur opposition unanime à la revente à perte du carburant lors d’une réunion à Bercy avec le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire.
Il est donc clair que la vente à perte du carburant est loin de faire l’unanimité parmi les grands acteurs de la distribution en France.
