Interdiction des e-cigarettes jetables : le vote de l’Assemblée nationale
L'interdiction des Puffs, ces cigarettes électroniques jetables, a été approuvée à l'unanimité par les députés. La décision finale quant à leur sort est à présent entre les mains du Sénat.
Tl;dr
- Les députés votent unanimement pour l’interdiction des Puffs.
- Francesca Pasquini et Michel Lauzzana portent la proposition de loi.
- Les Puffs sont considérés comme un danger pour les jeunes et l’environnement.
- Le Sénat examinera le texte au premier semestre 2024.
Un consensus pour l’interdiction des Puffs
Avec une unanimité indéniable, l’Assemblée nationale a officiellement approuvé, ce lundi 4 décembre 2023, l’interdiction des Puffs. Ces cigarettes électroniques jetables, à l’origine d’une proposition de loi conjointe de Francesca Pasquini (EELV) et Michel Lauzzana (Renaissance), ont aussi trouvé un écho auprès de l’ensemble des députés.
Les Puffs : un danger pour les plus jeunes
Au sein de ce débat, un point de convergence majeur se dégage : ces Puffs représentent un danger pour les jeunes. « 15 % des adolescents français l’ont utilisé et pour moitié d’entre eux ce produit a été celui de leur initiation à la nicotine ! », déclarait Francesca Pasquini lors d’une conférence de presse.
En outre, le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, a également exprimé son soutien à cette interdiction. Il a souligné que ces produits attrayants et ludiques, dont les Puffs font partie, sont une entrée vers le tabagisme, un combat qu’il a fait sien.
Un enjeu environnemental
L’aspect environnemental n’est pas négligeable. Les Puffs, avec leurs batteries au lithium, sont un véritable casse-tête pour le recyclage et une aberration pour l’environnement, comme l’a rappelé Francesca Pasquini. Ce sont ces éléments qui ont poussé le parlement, appuyé par le gouvernement, à voter cette interdiction.
Le dernier mot au Sénat
Le texte est désormais entre les mains du Sénat. Bien que le calendrier parlementaire ne soit pas encore défini, les sénateurs devraient examiner le texte au premier semestre 2024. L’ambition des deux rapporteurs du texte est de parvenir à une interdiction effective avant la rentrée scolaire de septembre 2024.
