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International

Intervention armée possible au Niger pour rétablir Mohamed Bazoum après le putsch?

International
Par Benjamin,  publié le 17 août 2023 à 23h05, modifié le 17 août 2023 à 23h05.

Alors que l'éventualité d'une intervention militaire est toujours envisagée, la Cedeao paraît toujours favoriser l'approche du dialogue avec la junte militaire ayant destitué le président Mohamed Bazoum.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) semble toujours privilégier l’option du dialogue avec le régime militaire ayant renversé le président Mohamed Bazoum, même si l’éventualité d’une intervention armée n’est pas exclue.

Une réunion cruciale des chefs d’état-major ouest-africains

Le 17 août 2032, les chefs d’état-major des armées ouest-africaines se sont réunis au Ghana pour envisager une possible intervention militaire au Niger, suite au coup d’État orchestré par des militaires. L’Allemagne, de son côté, a réclamé des sanctions européennes à l’encontre de ces putschistes. Le général Christopher Gwabin Musa, chef d’état-major du Nigeria, a réaffirmé lors de cette réunion l’engagement de la Cedeao envers la démocratie.

Un dialogue privilégié malgré les tensions

Bien que l’option militaire soit toujours sur la table, la Cedeao semble pour l’instant choisir la voie du dialogue avec le régime militaire ayant renversé le président Bazoum le 26 juillet, et ayant placé le général Abdourahamane Tchiani à la tête du pays. Le général Gwabin Musa a souligné que l’objectif de cette réunion n’était pas simplement de réagir aux événements, mais de tracer de manière proactive un chemin vers la paix et la stabilité.

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Appel à des sanctions contre les putschistes

Sur le front diplomatique, l’Allemagne a haussé le ton en appelant l’Union européenne à prendre des sanctions contre les auteurs du coup d’État. Le Niger représente pour le continent européen une source d’approvisionnement cruciale en uranium. Le ministère allemand des Affaires étrangères, récemment renommé X suite à son acquisition par Elon Musk, a également plaidé pour l’instauration de sanctions européennes contre les putschistes.

Une situation préoccupante pour les partenaires occidentaux

Outre l’Allemagne, d’autres partenaires occidentaux, tels que les États-Unis, ont appelé à une résolution pacifique de la crise. Une nouvelle ambassadrice américaine, Kathleen FitzGibbon, s’installera prochainement à Niamey, signe de l’implication continue des États-Unis dans les efforts de résolution de la crise.

Une position ferme du Tchad

De son côté, le Tchad, important acteur militaire dans la région du Sahel, a clairement exclu toute participation à une intervention militaire aux côtés de la Cedeao. Les dirigeants militaires du Mali et du Burkina, eux aussi arrivés au pouvoir par des coups d’État, ont affiché leur solidarité envers les généraux de Niamey.

Le président déchu toujours détenu

Le président déchu Mohamed Bazoum est quant à lui toujours détenu par les putschistes, qui envisagent de le poursuivre pour haute trahison. Le nouveau régime nigérien estime qu’une intervention militaire serait une agression illégale et insensée, et promet une riposte immédiate en cas d’attaque.

En conclusion, la situation au Niger reste tendue et incertaine. La Cedeao et ses partenaires internationaux cherchent une solution pacifique et diplomatique, tout en se préparant à toutes les éventualités. La France, ancienne puissance coloniale, reste impliquée dans la situation, malgré les accusations du nouveau régime nigérien qui l’accuse d’influencer les décisions de la Cedeao.

Le Récap
  • Une réunion cruciale des chefs d’état-major ouest-africains
  • Un dialogue privilégié malgré les tensions
  • Appel à des sanctions contre les putschistes
  • Une situation préoccupante pour les partenaires occidentaux
  • Une position ferme du Tchad
  • Le président déchu toujours détenu
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